Les 103 Millions d’euros attribués au parti de Macron serviront-ils à financer leur siège ?

20.6 Millions d’euros de l’argent public, tous les ans, pendant 5 ans sera attribuée à la République en marche pour ses résultats aux législatives. Cette subvention servira-t-elle au parti pour financer leur nouveau siège ? Olivier Durand donne son avis.

 

Un beau pactole sera remis au LREM

Grâce au succès indéniable de La République en marche aux législatives, une aide annuelle a été promise au parti. Conformément à la loi du 11 mars 1988 et du 15 janvier 1990, une aide annuelle est attribuée aux candidats qui ont eu leur bulletin de vote au premier tour. Selon ces lois, cette somme, sous certaines conditions, servirait au parti de financement pour les formations politiques. On parle ici d’un pactole de 20.6 millions d’euros par an, soit de 103 millions d’euros en 5 ans. Et, on évoquera difficilement ce beau pactole sans mentionner les cotisations d’adhésions des députés tous les ans. La République en marche travaille actuellement dans des bureaux provisoires qui ont été pris très peu de temps avant les élections. Il leur faut donc un nouveau bureau « à l’image du parti » sachant qu’aujourd’hui, La République en Marche est en nombre majoritaire à l’Assemblée nationale.

 

Où et combien ?                 

Le Président de Banimmo France, Olivier Durand donne ses estimations sur ce que pourrait être le futur siège du LREM : « cet immeuble est généralement situé soit dans le “Quartier central des affaires” de Paris, soit dans le centre de la ville. Il coûtera entre 10.000 et 15.000 euros par m² à l’acquisition et entre 300 et 500 euros par m² (hors charges) à la location. Soit, un investissement total compris entre 20 et 30 millions d’euros à l’achat ou un loyer, charges comprises, entre 1 et 1,5 million d’euros/an. » Il poursuit : « la solution locative au regard du caractère croissant et décroissant, en besoin de surface, et d’une trésorerie qui est également fluctuante dans le temps (cf le siège du Parti socialiste, rue de Solférino, dans le 7e arrondissement), reste la formule la plus souple et logique. Au regard du coût, l’acquisition n’est en fait, selon moi, pas du tout stratégique. Elle pourrait même se révéler improductive si la totalité de la trésorerie est immobilisée dans l’immobilier. »

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