Le monde entier victime d’une cyber attaque

C’était au mois de mai : des sociétés et services russes et ukrainiens avaient été victimes du virus WannaCry. Aujourd’hui, le même scénario s’est produit, avec une vague massive de cyber attaques au ransomware qui a aussi touché les sociétés et services situés en Europe et aux Etats-Unis.

Les grandes entreprises sur la ligne de mire

Le virus qui fait rage dans presque tous les pays du monde semble viser les grandes entreprises. En effet, mardi dernier, la cyber attaque dont il a été victime a obligé le géant pétrolier russe Rosneft à utiliser son serveur de secours tandis qu’en Ukraine, la radioactivité de la centrale nucléaire de Tchernobyl a dû être mesurée manuellement. Le « ransomware » (aussi appelé rançongiciel) Petrwarp a également frappé le transporteur maritime « Maersk », causé un arrêt du travail chez Nivea en Allemagne, et coupé l’électricité chez le propriétaire de Lu et Oreo. Aux Etats-Unis, la première victime connue du rançongiciel est le laboratoire pharmaceutique Merck dont le système informatique a été touché.

Une demande de rançon comme mode opératoire

Le groupe Microsoft a déclaré que le virus « utilise plusieurs techniques pour se propager » en profitant notamment d’une faille dans Windows. Ce dernier a déjà diffusé un correctif afin d’y pallier. De nombreuses entreprises victimes de la cyber attaque ont affirmé que les écrans d’ordinateurs touchés ont affiché une demande de rançon de 300 dollars en monnaie virtuelle. Cela n’est pas sans rappeler le mode opérateur du virus WannaCry qui a infesté des milliers d’ordinateurs dans le monde. Ses auteurs réclamaient une rançon en échange du déblocage des appareils.

Une attaque sans précédent

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat français a confirmé l’ampleur de cette cyber attaque en la qualifiant de « sans précédent ». Une enquête a été ouverte au parquet de Paris tandis qu’un peu partout dans le monde, de nombreuses entreprises continuent d’être touchées par l’attaque du virus. En Suisse, la principale régie de la confédération, Admeira a émis un tweet selon lequel leur site a été touché par la cyber attaque et demeure inaccessible. En Inde, des mesures ont déjà été adoptées en cas d’attaque selon un responsable du centre d’alerte informatique. Néanmoins, aucune plainte sur le rançongiciel n’a encore été enregistrée en Asie.

Vous aimerez aussi...