Privatisation : l’État cède 4,1% de sa part à Engie

Pour financer ses innovations, l’État compte sur la cessation d’une partie de ses actions sur les quelques entreprises qu’il détient encore. Après des mois d’annonce, Bercy s’est finalement mis à l’acte le 5 septembre. L’APE annonçait en effet que l’État cède 4,1% d’Engie pour concrétiser son projet.

1,51 milliard d’euros pour financer l’innovation

Pour trouver les 10 milliards qu’il lui faut pour financer son projet dédié à l’innovation, l’État n’a eu d’autre recours que de procéder à la privatisation. Ainsi depuis janvier, les 4,1% d’Engie (Ex- GDF Suez) ont permis à l’État d’empocher une somme de 1,1 milliard d’euros.

Déterminé à poursuivre sa voix, l’État vient d’annoncer qu’elle est prête à céder cette fois-ci 4,56 % de son capital à cette même entreprise. Selon le communiqué du 5 septembre, 1,51 milliard d’euros sont attendus suite à cet acte de cessation. Désormais, l’Etat ne détient plus que 24,1 % d’Engie soit  27,6 % des droits de vote au CA. Dans deux ans, grâce à la Loi Florange, l’État va retrouver 33,3 % de ses droits et redevenir l’actionnaire majeur d’Engie.

Pour Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, cette action n’est qu’un avant-gout de ce qui va suivre. L’objectif pour l’Etat est d’atteindre les 10 milliards de fonds et le cas d’Engie ne constitue que la première étape de l’opération.

Après Engie, plus d’une douzaine d’entreprises vont être concernées par cette privatisation accélérée. Les prochaines sur la liste pourront bien être Air France-KLM avec 14% d’action, Safran également avec 14 %, Orange (13,45 %), SNCF, EDF, FDJ (72%), Thalès (26%), Areva (23%)  et même Renault (19,7%).

L’APE  (Agence des participations de l’État) est l’organisme chargé de piloter, de mettre en œuvre les modalités de vente et de gérer l’argent recueilli par les séries de cession.

Si pour certaines entreprises, l’Etat va tout bonnement baisser sa part de participation (Orange, Engie, FDJ et Aéroport de Paris), pour le cas de Thales, Safran et Areva, sa part ne bougera pas.

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