Les robots : sont-ils vraiment des menaces ?

Les estimations sur les éventuelles transformations que peuvent provoquer les robots au niveau du marché de l’emploi divergent encore considérablement. Personne ne sait si le remplacement des travailleurs par ces machines entraînera à l’amélioration du niveau de vie de l’être humain ou à la catastrophe totale.

 

Certains cherchent à taxer les robots

En faisant référence au rapport de l’eurodéputée, Mady Delvaux, l’ex-ministre de l’Éducation, Benoît Hamon explique que même si les travailleurs sont remplacés par les robots, la création de richesse ne cesse d’augmenter. Il pense pour cela que cette richesse devrait financer particulièrement la protection sociale. D’ailleurs, étant actuellement le favori entre les candidats du PS à la présidentielle, Hamon s’appuie sur la taxe des robots pour financer son fameux revenu universel. En d’autres mots, il compte faire de la robolution son principal argument pour le légitimer.

 

Des millions de salariés menacés

Benoît Hamon a annoncé sur France Inter ce 8 janvier que pour la France, plus de 3 millions d’emplois seraient menacés d’ici 2025. Apparemment, ce chiffre a été observé dans le rapport de Roland Berger qui a été publié en octobre 2014. Mais la méthodologie utilisée à cette époque ne tenait pas encore compte des emplois créés et considérait seulement l’automatisation des métiers dans leur ensemble.

En mai 2016, les experts de l’OCDE ont amélioré la méthodologie d’analyse de l’impact de la robotisation et ont trouvé que seuls 9 % des travailleurs français étaient réellement menacés. Ce qui revient à une réduction du chiffre à environ 2,4 millions d’emplois. Au début de cette année, l’estimation des emplois qui peuvent être supprimés a encore diminué selon le rapport de Conseil d’orientation pour l’emploi. Finalement, ce serait moins de 10 % des emplois qui risquent d’être détruits à cause de l’automatisation, soit environ 1,49 million de salariés.

Vous aimerez aussi...