Les bénéficiaires de minima sociaux comptent aussi des salariés

Les chiffres d’une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, ont montré qu’une portion non négligeable des bénéficiaires de minima sociaux ne sont pas si démunis. L’étude prend en compte la période de 2013.

 

Presque 15% des bénéficiaires avaient un emploi

C’est ce vendredi que les chiffres dont il est question ont été publiés. Ces statistiques font état de ce que ce sont 14% des bénéficiaires qui, en 2013, avaient une occupation. Un chiffre qui reste proportionnel d’une aide à une autre. Par exemple, dans le cadre du RSA, ce sont 13% d’entre eux qui possédaient un emploi, 12% pour l’Allocation de solidarité spécifique, 18% pour l’allocation adulte pour handicapés. Par contre, il faut préciser que les salariés en question ne percevaient pas des dus qui les mettent en déphasage avec les conditions d’éligibilités aux différents programmes d’aide.

Cela peut facilement se comprendre quand on prend en compte ceux qui sont les plus représentatifs de cette couche dans l’ensemble des personnes qui bénéficient de ces aides. Pendant que les ouvriers qualifiés font 15%, ceux non-qualifiés en font 19%. Le lot des professions intermédiaires fait 8% et celui des agents de la fonction publique en fait 12%. Mais la plus large portion est celle du service direct aux particuliers qui compte les gardiens d’enfants et de maison, les jardiniers et autres professions similaires. Ce groupe fait à lui tout seul 28%.

 

Des réalités relatives

Selon les mêmes chiffres, les ouvriers et les employés font 90% des bénéficiaires salariés. Pour cette raison, le salaire horaire médian est d’environ 3 euros alors que celui des salariés dans l’ensemble est de 8%. De même, il apparait que les bénéficiaires du RSA qui reprennent une occupation cumulent sur trois mois leurs allocations. C’est la différence qu’ils perçoivent au final.

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