Baisse des cotisations sociales en 2018 : quel effet sur le salaire ?

65%, c’est le taux de cotisations que le gouvernement Edouard Philippe projette de supprimer des salaires à partir de janvier 2018. Quant aux 35% restants, ils ne devront être déduits des salaires qu’à l’automne prochain.

Pour le gouvernement, cette politique de réduction entre dans le cadre de la remise en hausse du pouvoir d’achat.

Le gouvernement Edouard Philippe promet une nette augmentation du pouvoir d’achat

Pour le gouvernement Edouard Philippe, l’augmentation du pouvoir d’achat se fait en réduisant de façon concrète les cotisations de chaque salarié.

Dès le mois de janvier 2018, en premier temps, 65% des cotisations devront être directement supprimés de la fiche de paie. Pour ce qui est  des 35% restants, le salarié devra attendre l’automne 2018 pour voir disparaître de façon définitive les cotisations dédiées aux chômages et maladies.

Il est à rappeler que cette suppression de cotisation vise à collecter plus de 7 milliards d’euros afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.

Quoi qu’il en soit, cette suppression des cotisations en deux temps ne sera pas vue de la même façon chez les actifs. Très peu ou presque insignifiant, le gain acquis par le salarié mensuellement ne lui permettra pas de voir un grand changement.

Prenons par exemple le cas d’un salarié gagnant 1150 euros par mois (SMIC). Au premier janvier, son salaire net (ici virtuel) sera de 1180 euros avec les 30 euros de cotisation non déduits. Cependant, avec l’augmentation de la CSG soit 25 euros de plus, son salaire net sera de 1155 euros au final. Ainsi, à l’automne 2018, le salarié gagnerait en tout un gain mensuel de 5 euros. Si on reprend le même mode de calcul, un salarié qui gagne 3000 euros bruts aura un gain mensuel de 44 euros à l’automne 2018.

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