Terrorisme : Devant la CEDH, Macron va plaider pour sa loi antiterroriste

Un discours est intervenu alors que c’est en milieu de semaine que l’Etat d’urgence doit prendre fin. Le lundi, l’Elysée a indiqué que pour les projets en faveur des peines alternatives à la détention et pour l’exposition de la loi antiterroriste, Emmanuel Macron se rendait devant la cour européenne des droits de l’homme ou CEDH mardi 31 octobre.

C’est au lendemain de la signature de cette loi antiterroriste par le chef de  l’Etat en direct devant les caméras qu’interviendra ce déplacement. Un certain nombre de dispositifs sécuritaires est intégré dans le droit commun. A remarquer que c’est mercredi à minuit qu’à pris fin l’Etat d’urgence.

Emmanuel Macron est le premier président français à s’exprimer dans la salle d’audience devant les 45 juges de la CEDH.  Ce sera l’attachement de la France dans le contexte de la montée du terrorisme ainsi qu’à l’équilibre entre les libertés publiques et la lutte contre le terrorisme que le président a fait un rappel.

L’Elysée a précisé que la CEDH avait condamné la France plusieurs fois pour des traitements dégradants de détenus qui sont liés à la surpopulation carcérale. C’est maintenant donc une occasion pour Emmanuel Macron, surtout en faveur des peines alternatives à l’incarcération, d’annoncer ses projets, plus particulièrement la création d’une agence des travaux d’intérêt général.

Mettre fin à cette situation difficile à  accepter

D’après l’Elysée, le président ambitionne de mettre fin à cette situation de la surpopulation carcérale qui est difficile à accepter. Dans les maisons d’arrêt, cette surpopulation carcérale atteint 139% en moyenne et dans certains territoires d’outre-mer, elle est à 200%. Le développement des travaux d’intérêt général est fortement souhaité, vu qu’aujourd’hui, les travaux d’intérêt général constituent seulement 7% des peines prononcées. En revanche, la société, les condamnés et les victimes acceptent les peines réparatrices et ouvertes sur l’emploi.

Selon encore l’Elysée, l’incarcération de toute personne avec une peine de prison ferme de 2 ans ou moins et la création des 15000 places de prison sur le quinquennat avaient été souhaitées  par Emmanuel Macron pendant la campagne. C’est pour la lisibilité de la peine qui ouvre la réflexion à un usage plus large de comme tel que le port du bracelet électronique qu’a plaidé le ministère de la Justice.

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