Quand Jean-Marie Le Pen se voit interdit l’accès des locaux du FN par sa fille…

Quand Jean-Marie Le Pen se voit interdit l’accès des locaux du FN par sa fille…

Il voulait ramener tout le monde à l’ordre, mais ce sera peine perdue. Le président d’honneur du Front National a exprimé toute son indignation devant la presse le 20 juin après son interdiction d’accès aux locaux du FN à Nanterre.

 

Les grilles du « Carré » bloquées

Le front National mettait en place le 20 juin 2017 un comité politique entre membres du parti. C’est un fait ordinaire surtout après une aussi cinglante défaite après les législatives. Mais ce qui, par contre, ne sera pas ordinaire, c’est la venue sur les lieux de Jean Marie Le Pen, le père de l’actuel présidente du Front National et cofondateur du parti en 1972. Il sera tout simplement retenu au portail. Un événement qui remet au goût du jour les mésententes entre les deux personnalités.

Ce n’est donc pas la première fois que le père et la fille se livre à un tel spectacle. D’ailleurs cette dernière, avec d’autres caciques du parti, avaient prévenu le « vieux frontiste » depuis plusieurs jours qu’il serait persona non grata s’il s’efforçait à participer à la rencontre. Apparemment, Jean-Marie Le Pen n’y a pas cru. Alors il s’est vu littéralement interdit l’entré au « Carré », le siège du parti situé à Nanterre.

 

Il appelle le bureau politique du FN à la démission

Bloqué devant les grilles du siège du parti, Le Pen père organise sur place une conférence de presse dans laquelle, il appelle Mar frontistes à la démission. Mieux, il est très offusqué par ce comportement de sa fille au jour de son 89e anniversaire et cela, il ne tarde pas à l’exprimer. « C’est par cette délicatesse du cœur particulière que Marine Le Pen a tenu à me faire un cadeau le jour de mon anniversaire », a-t-il laissé entendre.

Devenu président d’honneur du Front National après la venue de sa fille à la tête du parti en janvier 2011, les brouilles n’ont cessé de se succéder entre le père et la fille. Il était sur les lieux avec son huissier pour constater les faits. Le presque nonagénaire revendique son droit et son appartenance légitime au parti dont il a été l’un des fondateurs.

 

Trahi par la mère de ses filles et par ses filles.

Les trahisons sont devenues une seconde nature dans la famille Le Pen, après la mère de Marine qui avait publiquement déclaré dans deux interview chez Thierry Ardisson et avec Carl Zéro que son mari était un raciste extrême, violent impulsif et que ses enfants «  ont été élevés dans le racisme pur et dur  ». Jean-Marie Le Pen s’amusait d’une drôle de manière avec ses enfants : lorsque Hitler apparaissait à la télé, Jean-Marie et ses enfants le surnommaient «  tonton Dolfi  ». Et enfin, ils surnommaient les Arabes de «  crouilles  »

Et en 1999 Maris-Caroline Le Pen Sa fille aînée, sur qui Jean-Marie projetait pourtant beaucoup d’espoir pour prendre sa place, ne le trahisse avec son plus fervent adversaire, Bruno Mégret, à l’époque fondateur de l’autre plus grand parti d’extrême droite de France.

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