Prise de parole au congrès : Emmanuel Macron crée la polémique

Une annonce de Gérard Larcher, président du Sénat, a confirmé les rumeurs de ces derniers jours : Emmanuel Macron prendra bel et bien la parole le 3 juillet prochain à Versailles, devant le parlement. Une situation sans précédent, puisque cette allocution  se fera la veille du discours de politique générale du Premier ministre.

Président vs Premier ministre ?

La décision du chef d’Etat français de s’adresser directement à son peuple, par le biais du parlement, n’a pas fini de faire des remous sur la sphère politique. En effet, il a vite fait d’être accusé de vouloir éclipser Edouard Philippe. Le président du groupe PS à l’assemblée, lorsqu’il a été invité à s’exprimer sur le sujet sur l’antenne de CNEWS, a qualifié cette décision comme «  humiliante » pour le Premier ministre qui sera cantonné selon lui au rôle de répétiteur d’Emmanuel Macron. En outre, Philippe Bas, sénateur LR de la Manche a publié un tweet dans lequel il exprime son avis en déclarant que la décision du Président « efface » Edouard Philippe. Les élus républicains quant à eux s’insurgent devant ce qu’ils qualifient de « d’hyper concentration du pouvoir et de monarchie ».

Chose promise, chose due

Alors qu’il était encore candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron avait déjà évoqué son intention de rendre compte annuellement de son mandat devant la réunion de l’assemblée nationale et du Sénat. Une pratique qui n’est pas sans rappeler celle des présidents des Etats-Unis. Dans l’histoire, il s’agira dons de la troisième fois qu’un chef d’Etat français prend la parole devant le congrès, la constitution réformée en 2008 autorisant désormais ce type d’intervention. La première fois avait eu lieu lors de l’allocution de Nicolas Sarkozy en 2008, suivi de celle de François Hollande le 16 novembre 2015, à la suite des attentats de Paris.

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