Mélenchon mise sur les jeunes, une bonne idée ?

Dans sa quête de revanche contre le camp Macron, Jean-Luc Mélenchon souhaite s’appuyer sur les jeunes et leur pouvoir de soulèvement. Voyons alors de plus près cette stratégie de la France insoumise.

Mélenchon touché, mais pas coulé !

Depuis sa défaite à la dernière présidentielle, tout le croyait déprimé et même en difficulté politiquement, mais il n’en est rien selon ses proches. Mieux encore, Jean-Luc Mélenchon croit fort à la reconquête. En tout cas, l’insoumis, prêt à rebondir, et ses fidèles accompagnateurs préparent ensemble leur « revanche » et pensent avoir trouvé la bonne solution pour y arriver : les jeunes.

La solution « jeunesse »

D’après le récit que l’on peut lire sur son blog, Mélenchon trouve que la mobilisation des jeunes serait « un puissant facteur de conscientisation » et « une aide considérable apportée aux combats des parents ». Voilà qui explique pourquoi les insoumis sont souvent remarqués aux abords des lycées et des facultés, où ils organisent de multiples conférences, afin de tenter de conserver la bonne relation qu’ils ont avec les jeunes. Des jeunes issus du parti vont même jusqu’à distribuer des tracts à l’encontre d’Emmanuel Macron.

Est-ce une bonne tactique ?

Bien qu’il ait déjà une bonne longueur d’avance depuis qu’il est arrivé en tête chez les jeunes à l’issue de la précédente élection, beaucoup se demandent si Mélenchon adopte la bonne stratégie pour redorer son blason. On l’ignore encore si cela marchera, mais en tout cas, beaucoup en sont convaincus.

William Martinet, ancien président de l’Union National des Étudiants de France, par exemple adhère à cette initiative de la France Insoumise de venir ainsi parler aux jeunes dans les facultés, afin d’échanger et de trouver des solutions ensemble, et cela en toute liberté. Pour l’ex-président de l’Unef, la jeune génération se lèvera tôt ou tard durant le quinquennat.

D’autres, comme David Guiraud n’hésite également pas à s’exprimer sur le sujet expliquant que les jeunes peuvent bel et bien faire pencher la balance. Porte-parole jeunesse du mouvement, le journaliste appelle toutefois à la prudence, car, pour lui, il ne s’agit pas d’un « bouton-poussoir », qu’il faudra savoir les convaincre (les jeunes) et organiser des actions par la suite.

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