Marine Le Pen : une montagne d’intox et de diffamation

Après le premier tour des élections, le débat affrontant Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’est annoncé peu prometteur sur l’image qu’envoient les candidats. Plusieurs propos de Marine Le Pen du mercredi 3 mai ont été révélés faux.

 

Des informations modifiées pour argumenter la sortie de l’Union Européenne   

La candidate affirme que la sortie d’un pays de l’Union Européenne(UE) favorise son économie, comme le cas du Royaume-Uni, alors que l’augmentation du PIB est passée du 0,7 à 0,3 % après la reprise de leur liberté. Elle ment sur les chiffres de 9 milliards d’euros de contribution de la France, s’il n’y a que 6 milliards. Concernant l’« euro », elle exagère la date en racontant que l’euro circulait avant 1999, au lieu de 1993. Ce n’est pas tout, elle émet que les prix du marché ont augmenté depuis l’existence de l’euro, ce qui n’est pas valable selon l’Insee. Désapprouvant l’union bancaire, elle stipule que cette loi serait néfaste pour l’épargne des citoyens, ce qui n’est applicable que pour une somme de plus de 100.000 euros.

 

Accusations contre Macron et le précédent gouvernement socialiste

Marine Le Pen reproche Macron d’avoir été Ministre de l’économie pendant la transaction de SFR à Vivendi et pendant la vente des chantiers STX, alors que c’était Arnaud Montebourg le Ministre à cette époque. Concernant le secteur du travail et les étrangers, elle annonce dix fois de plus de travailleurs détachés étrangers que la réalité ; elle accuse le CICE de négligence des petites et moyennes entreprises, alors que ces dernières sont en réalité les bénéficiaires prioritaires (78 %) ; elle dit que les aides sanitaires aux Français sont plus élevées par rapport aux immigrés, ce qui contredit le rapport de l’AME. L’expulsion des personnes étrangères aux fiches S est un outil de surveillance et non de rejet des menaces comme elle le voit. La suppression de la double peine qu’elle raconte n’existait jamais. Elle mal interprète les propos d’Emmanuel Macron sur l’anti-terrorisme, les dires de François Hollande (« C’est l’Etat qui paie ») et la loi El Khomri.

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