Le couple franco-allemand en guerre contre Trump ?

Ce lundi 16 janvier, Donald Trump accordait une interview à la presse européenne. Le président élu des Etats-Unis a affirmé sa vision iconoclaste de l’Union européenne. La réaction de Paris et de Berlin ne s’est pas fait attendre.

 

Des propos choquants de Trump

A cinq jours de sa cérémonie d’investiture, Donald Trump n’a pas fait la langue de bois quant à sa vision des sujets capitaux de l’actualité du Vieux Continent. Dans des entretiens accordées au Times et au Bild, le magnat de l’immobilier diagnostiquait une « erreur catastrophique » de Merkel sur la question de l’accueil des migrants, une OTAN « obsolète » et un « succès » du Brexit qui selon lui est le symbole de la fin de l’Union Européenne. Comme on pouvait s’y attendre, ces propos n’ont pas laissé indifférents les dirigeants de l’UE. François Hollande a affirmé que l’Europe « n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle a à faire » et que l’OTAN « ne sera obsolète que lorsque les menaces le seront devenues elles aussi ». Dans le même sens, Angela Merkel a affirmé « Je pense que nous les Européens avons notre destin entre nos propres mains. Je vais continuer de m’engager pour que les 27 États membres travaillent ensemble vers l’avenir (…) face aux défis du XXIe siècle ».

 

Il faut « faire bloc »

A son arrivée à la réunion à Bruxelles, ce lundi, à l’occasion de la réunion de l’UE, Jean-Marc Ayrault, chef de la diplomatie française estimait que « la meilleure réponse à l’interview du président américain, c’est l’unité des Européens ». Il faut « faire bloc » selon lui Par ailleurs, John Kerry, le secrétaire d’Etat américain sortant a, quant à lui, désapprouvé les propos de Donald Trump, estimant que la chancelière allemande a été, au contraire, « très courageuse ». « Je pense très franchement qu’il était déplacé pour le président élu des Etats-Unis de s’immiscer dans les affaires d’autres pays de manière aussi directe » a-t-il confié au CNN International. En ce qui concerne Londres, c’est la joie. Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson a affirmé à Bruxelles « C’est une très bonne nouvelle que les États-Unis veuillent conclure un bon accord commercial avec nous ». Il estime que cela sera « dans l’intérêt des deux parties »

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