La Lombardie et la Vénétie : Deux référendums pour réclamer plus d’autonomie

L’objectif de l’Italie de devenir un État unitaire se réalise de plus en plus

Lors de deux référendums, le « oui » a largement été victorieux, avec 95% en Lombardie et 98% en Vénétie.

L’Italie réalise de plus en plus son objectif de devenir un État unitaire. Cinq régions sur vingt disposent déjà d’une autonomie. Dans quelque temps, ce sera peut-être sept sur vingt avec la Lombardie et la Vénétie.

De ce fait, le risque de séparation s’efface petit à petit. Le gouverneur de la Lombardie, qui adhérait autrefois à l’idée de l’indépendance, a déclaré pour le moment vouloir plus d’autonomie, contrairement à la Catalogne, qui elle, veut devenir le 29e État de l’Union européenne.

Répartition des impôts : le but ultime

En effet, le but ultime de ces référendums serait la fiscalité. Dans peu de temps, des discours pourraient s’ouvrir avec le gouvernement et cette fiscalité permet aux deux régions d’avoir une légitimité dans ces discussions. La Lombardie et la Vénétie produisent, à elles seules, 35% du PIB de l’Italie. Environ 70 milliards d’euros sont versés au Trésor italien par eux deux : 56 milliards par la Lombardie dont elle veut retenir 24 milliards sur son territoire, et 14 milliards par la Vénétie dont 8 milliards souhaité gardés. Deux des régions les plus riches de l’Italie, elles accusent le pouvoir central d’un gaspillage d’argent et de travail à l’encontre d’un Sud plus pauvre et corrompu.

Pour la Vénétie, le gouverneur a promis de donner 10% des impôts prélevés dans la région tandis que 90% seront retenus. Il a aussi affirmé d’être compréhensible envers la cohésion nationale, qui arrivera certainement, et à la solidarité fiscale. La revendication d’autonomie sera de plus en plus nombreuse dans le pays précise-t-il.

Objectivement politique

Dans le Parti démocrate ou du Mouvement 5 étoiles, l’idée de devenir un État unitaire et être autonome a pour conséquence un accord qui naisse entre les régions. Les ministres italiens ont jugé inutiles les deux référendums, car leurs organisations ont couté plus de 50 millions d’euros tandis que la constitution italienne pourrait leur permettre de le faire gratuitement comme l’Émilie-Romagne.

Dans un autre sens, 50 millions d’euros restent largement préférables pour une campagne électorale, car les référendums de ce dimanche ont des causes à effets strictement politiques. L’année prochaine, le renouvèlement des conseils régionaux du Latium et surtout de Lombardie et de Vénétie sera dans le programme.

Les deux régions s’engagent dans les législatives de 2018

Pour les deux régions, comme la convocation des législatives sera annoncé d’ici le printemps 2018, leurs regards se tournent vers Rome. Le centre-droit qui en cours de se constituer dont la ligue du Nord et Forza Italia sont les deux principales composantes. Le Cavaliere a annoncé que le parti qui arrivera en tête, en cas de victoire du centre droit, aura le pouvoir de nommer le futur président du conseil. Mais le leader de la Ligue du Nord le revendique. Ces deux référendums montrent leur puissance et la concurrence des prochaines élections viennent de débuter.

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