François Hollande a répliqué Emmanuel Macron à Séoul

Depuis que l’ancien chef de l’Etat  a quitté l’Elysée, la Corée du Sud a été choisie pour son premier déplacement à l’étranger. Il a beaucoup critiqué en marge d’une conférence que lors d’une intervention télévisée de son successeur, il n’avait pas été épargné.

S’exprimer sur les enjeux géopolitiques internationaux ou voyager n’a jamais été renoncé par François Hollande tout comme Nicolas Sarkozy. La Corée du sud a été choisie par l’ancien président et actuellement conférencier international pour son premier déplacement en dehors de l’Hexagone. Au lieu de ménager Donald Trump pour son refus à la ratification de l’accord iranien, l’ancien chef de l’Etat a réservé ses flèches acérées à Emmanuel Macron, son successeur.

Sans jamais le nommer, des piques à répétitions sont assénées à Hollande par l’actuel président de la république. Il s’est ainsi lâché depuis Séoul.

Un de ses compagnons de route aurait prévenu dans le Parisien qu’un jour François Hollande irait lui en balancer une. Il n’a pas ainsi regardé son successeur intervenir. Selon nos confrères, la préparation de son discours ne l’empêcherait pas d’échanger des SMS ou de lire les dépêches avec ses fidèles.  L’image bienveillante quasi paternelle donnée par François Hollande à son successeur le 8 mai dernier, à l’occasion des cérémonies de commémoration de la victoire des Alliés, s’éloigne. C’était sa première forte image depuis qu’il a été élu.

Le temps évolue. François Hollande est irrité. Lundi, il a procédé à une mise en garde contre l’allègement fiscal pour les riches, pourtant lourd pour les classes moyennes et les plus modestes, alors que ce mardi débutera l’examen du premier budget du quinquenat Macron à l’Assemblée, comprenant une réforme de l’ISF.

Sans ménagement, il a ajouté qu’au dépit de la rente, l’investissement devait être favorisé par la politique fiscale et qu’il était  contre la réussite de ceux qui s’enrichissent en dormant.

Pour ceux qui s’efforcent de travailler, un bénéfice devrait leur être attribué, et pour les contribuables qui savent placer leur argent opportunément,  on ne devrait pas leurs consentir des largesses.

Faisant écho à la citation très fameuse de François Mitterrand en 1990, il a été déclaré que s’enrichir en dormant est aujourd’hui possible, il suffit d’être propriétaire de bons terrains. Il suffit de regarder passer le temps.

Macron toujours visé

Emmanuel Macron, par son image de président des riches, a été encore égratigné par François Hollande. Ce dernier a assuré que son action pour la France consistait à appeler la fiscalité pour la réduction des déficits quand ils s’alourdissent, à la baisse des impôts pour les catégories moyennes, et un maintien d’une fiscalité pour les grandes fortunes, quand la croissance est de retour.

L’augmentation des inégalités et la progression de la croissance sont dues, selon lui, au fait incontestable de la mondialisation. La croissance est inégale et la richesse concentrée sur un nombre de personnes limité. Une politique de redistribution sera à maintenir par la fiscalité.

Pour cette première intervention, l’ancien président s’est montré discret sur le montant qu’il perçoit : plusieurs dizaines de milliers d’euros de rémunérations. Le montant serait à remettre à sa Fondation « la France s’engage », c’est ce qu’a précisé l’un de ses proches.

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