Députée Isabelle Attard dévoile la face du parlement

Le magazine 20 minutes a interviewé Isabelle Attard, la députée du Calvados, sur quelques histoires parlementaires récentes. Isabelle Attard a répondu clairement, en divulguant au grand public les faces cachées derrière les privilèges que bénéficient les députés français.

 

Les députés profitent de leur poste

D’après l’élue de Calvados, déjà avec une Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM)  de l’ordre de 7000 euros par mois, les députés font quasiment encore tout de travers. Plusieurs députés placent la permanence parlementaire à leur domicile, ou l’achètent et la revendent à la fin du mandat. D’autres font du parlement une affaire des membres de la famille, où ceux qui travaillent le plus durement ne reçoivent même pas un salaire adéquat.

Isabelle Attard a émis que les élus se croient être libres de tout et on se baigne dans beaucoup de détournements de fonds et de corruptions. Selon ses dires : « Le problème de la corruption est à tous les niveaux et concerne beaucoup plus de personnes qu’on ne le croit. […] Cela peut commencer très tôt dans une carrière, dans les mairies et les communautés de communes par exemple […] Après, on se retrouve avec des ministres qui croient avoir l’impunité totale».

 

Isabelle Attard va pour la transparence

Si l’Association pour une Démocratie Directe avait demandé un compte-rendu de l’IRFM de chaque parlementaire, Isabelle Attard était la seule députée à l’avoir fait. Elle raconte en détails sur son site web ses dépenses de l’IRFM, vu que c’est de l’argent public. Elle pense qu’il faudrait « un minimum d’éthique et de transparence, sans attendre une loi. »

Pour ces parlementaires, elle a fait passer un message via la condamnation de Paul Giacobbi en affirmant que « ces gens ne voient pas à quel point on a besoin de dignité et d’exemplarité ».

En outre, elle juge mal placée les critiques des gens sur les affaires des politiciens. Elle propose qu’on s’intéresse plus à l’enrichissement mal acquis qu’un homme d’Etat a eu, au lieu de commérer sur l’héritage qu’il a touché.

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