Congrès de Versailles : La France idéale selon Emmanuel Macron

C’est sans doute l’allocution qui a suscité le plus de commentaires : Emmanuel Macron devant les parlementaires à Versailles. Il devance son Premier ministre qui n’a pas encore pu prononcer son traditionnel discours de politique générale, ce qui a suscité bon nombre de commentaires : outrés pour les uns, réjouis pour d’autres. Hier en tout cas, le Président de la République s’est longuement exprimé afin de donner sa vision d’une France idéale.

Les points-clés à retenir

Selon le protocole en vigueur, c’est le président de l’assemblée nationale François de Rugy qui a pris la parole en premier hier au château de Versailles, pour ouvrir le Congrès. Il a d’abord tenu à observer une minute de silence en hommage à l’ancienne ministre de la Santé Simone Veil avant de passer la parole à Emmanuel Macron. Ce dernier a commencé par aborder le sujet des réformes qu’il souhaite amener aux institutions de la Vème République notamment à la réduction du nombre de députés et sénateurs. Une révision constitutionnelle est donc au programme, ainsi qu’un référendum si nécessaire. En outre, les parlementaires vont également s’attendre à voir leur mode de scrutin changer. De plus, le président tient à lever « l’état d’urgence » qui a été proclamé depuis les attentats terroristes visant la France en novembre 2015.

La fin de ce régime d’exception est donc annoncée pour l’automne 2017 pour laisser place à une nouvelle loi renforçant l’arsenal juridique et policier. L’avant-dernier point abordé par Emmanuel Macron lors de son discours est la loi d’asile, qui va subir une réforme, afin de « mieux endiguer les grandes migrations » qui touchent la France. Il s’agit selon lui d’adopter une politique de développement et de sécurité ambitieux dans toutes les zones fragiles. Enfin, le long discours du Président s’est achevé par un appel aux parlementaires pour ne pas « négliger l’Europe », et adopter une vision plus optimiste pour cette dernière.

Un accueil mitigé de la presse

Si tous sont d’accord pour dire que le discours du président Emmanuel Macron était très long, l’accueil divise. Du côté de la presse en tout cas, les éditorialistes se montrent très critiques en le qualifiant sans hésiter d’ « indigeste » et de « flou ». Dans Les échos et Le journal de Haute-Marne, les commentateurs sont d’accord pour dire que le président est resté très général, laissant à son Premier ministre les sujets sensibles. Avis partagé par Le Figaro qui estime qu’Emmanuel Macron, à l’inverse de François Hollande, tente de prendre de la hauteur. Peut-être un peu trop. La République des Pyrénées quant à elle loue le discours pour sa « bonne facture » et sa « bonne tenue ».

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