Climato-scepticisme de Donald Trump : Il joint l’acte à la parole

Le 28 mars dernier, Donald Trump a procédé à la signature d’un décret « sur l’indépendance énergétique ». Une signature qui vient confirmer une fois de plus, l’opinion du milliardaire à la maison blanche sur la question du réchauffement climatique.

 

Relance de l’industrie du charbon

« Jobs, jobs, jobs », voilà une formule que le président des Etats-Unis aime répéter souvent. En effet, pour l’homme d’affaire, ce qui compte c’est la création de la richesse. Les limites imposées par certaines mesures comme le « Clean Power Plan » – mesure phare de Barack Obama au profit de l’environnement – sont insensées selon lui car le réchauffement climatique serait un leurre. Cette opinion fait qu’entre préservation de l’environnement et emploi, le choix de Trump va vers le second, sans hésitation. Mais à travers cette signature, Marie-Cécile Naves, docteur en science politique de l’université Paris-Dauphine perçoit « la volonté d’honorer une promesse de campagne extrêmement populiste. Elle rassure un électorat qui l’a porté au pouvoir ou à des lobbies dont il a besoin ». « Regardez qui entoure Donald Trump lors de la signature du décret. Des mineurs. Que des hommes, tous blancs. »poursuit l’auteur de Trump, l’onde de choc populiste.

 

Qu’en sera-t-il des Accords de Paris ?

Le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, Denis Bonvoisin, note que l’opinion qu’a Donald Trump sur la question climatique lui fait adopter une politique à court terme qui parfois va à l’encontre de ses propres intérêts. Il prend pour exemple, cette décision de relance de l’industrie du charbon. « Il mise sur une énergie du passé, décriée par une part croissante de la population, alors que le secteur de l’énergie renouvelable est en plein boom et qu’il crée bien plus d’emplois aujourd’hui que l’industrie du charbon » explique t-il. Mais cette signature de Donald Trump ne marque qu’une étape de sa politique climatosceptique. Il a déjà pris de nombreuses décisions allant dans le même sens. À présent, on se demande s’il ne touchera pas les accords de Paris pour le climat ; un accord qui avait été signé par les Etats-Unis. Cela lui sera toutefois difficile vu qu’il pourrait s’exposer à une opposition parfois inattendue. Denis Bonvoisin rappelle que « Les Etats-Unis restent un pays fédéral où les Etats et les villes ont beaucoup de pouvoirs, y compris dans le domaine environnemental ».

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