Cinq candidats aux présidentielles expliquent le programme de logement à la Fondation Abbé Pierre

Dans l’après-midi de ce 31 janvier, Cinq candidats aux présidentielles étaient présents dans les locaux de la Fondation Abbé Pierre pour expliquer les mesures qu’ils prévoyaient en vue de résoudre la crise du logement. Seule la candidate du Front National n’était pas conviée.

 

Fillon, Mélenchon et Jadot

Isabelle Le Callenec était celle qui représentait François Fillon à cette séance d’explication. Interrogée sur ce que prévoit son candidat, elle explique qu’il entend reconduire « les mesures qui marchent, comme le dispositif Pinel d’encouragement à l’investissement locatif ». Toutefois, elle explique que ces mesures seront adaptées aux réalités locales. Quant à Jean Luc Mélenchon, il prévoit « investir 18 milliards d’euros pour construire 200 000 logements sociaux neufs par an et en réhabiliter 700 000 pour qu’ils deviennent à énergie positive ». le candidat de « La France insoumise » compte trouver le financement auprès de la banque européenne et l’Europe. De plus, Comme Benoît Hamon, Mélenchon propose « une sécurité sociale du logement, avec une garantie universelle des loyers qui a l’avantage de supprimer les expulsions locatives et de faciliter l’accès de tous à un logement ». Yannick Jadot trouve quant à lui que « Reloger 20 000 Roms ne doit pas être si difficile que ça pour un pays de 66 millions d’habitants ». Le candidat d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV) compte le faire donc. Il prévoit également la rénovation de 750 000 logements et entend investir dans le financement d’action citoyenne, 1% des profits des promoteurs immobiliers.

Hamon et Macron

Pour ce qui concerne Benoït Hamon, hormis son « Revenu universel », destiné à mettre fin à la pauvreté, son programme est un classique de gauche. Il compte porter jusqu’à un milliard d’euros, les aides à la pierre. Le quota de HLM sera porté à 30% au cœur des métropoles. Aussi, Hamon explique que « Pour soutenir le secteur du bâtiment, il faut des dispositifs temporaires comme le Duflot et le Pinel, à condition de construire plutôt dans les zones tendues, et des appartements familiaux, pas seulement des petites surfaces ». Benoît Hamon entend également réviser les valeurs locatives qui soutiennent les taxes locales et s’engage sur l’objectif « zéro bidonville ». Pour Emmanuel Macron, le dernier candidat convié à cette séance, « le logement d’abord ». Il explique : « L’Etat met 1,3 milliard d’euros sur le logement d’urgence mais seulement 200 millions pour créer des logements accompagnés : il faut inverser cette logique, doubler le rythme de création des pensions de familles en créant 10 000 places, en 5 ans. C’est faisable, avec 25 à 30 millions d’euros par an ».

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