Catalogne : la première visite de Mariano Rajoy après la mise sous tutelle de la région

Rajoy veut récupérer la Catalogne

Ce dimanche 12 novembre, le Premier ministre Mariano Rajoy s’est rendu à Barcelone. Deux semaines avant, l’autorité espagnole a décidé d’interrompre l’autonomie régionale à cause du référendum sur l’indépendance illégal par le parlement catalan, le 1er octobre 2017. Depuis la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid, cellle-ci a été la première visite de Rajoy dans la région. Rajoy veut récupérer la Catalogne et rétablir la démocratie et la liberté des Catalans. En outre, il a demandé aux entreprises de rester dans la région.

Pendant un meeting de sa formation politique, ce dimanche 12 novembre, Mariano Rajoy a expliqué que la décision de mettre la Catalogne sous tutelle de Madrid a pour but de restituer l’ordre légal et démocratique. Lors de sa visite, Rajoy a aussi demandé aux entreprises de ne pas quitter la région tandis que 2400 sont déjà parties.

Le départ de ces compagnies a été causé par le référendum d’autodétermination du 1er octobre. Le Premier ministre a ensuite demandé aux Espagnols de ne pas pénaliser la région catalane.

Le PP fait appel à la majorité silencieuse

Lors des dernières régionales dans la région, le parti populaire n’avait emporté que 8,5% des suffrages. La Ciudadanos passe devant lui. Ce dernier est la seconde puissance politique catalane, contre les indépendantistes et qui réprouve sa corruption. Le PP tente de faire appel à la majorité silencieuse.

Ce samedi 11 novembre, un jour avant la réunion, 750 000 Catalans ont manifesté dans les rues pour exiger la libération des dirigeants séparatistes, emprisonnés pour rébellion et sédition. Cette journée de grève a été menée par l’Assemblée nationale catalane et Omnium cultural, qui sont eux deux, les plus redoutables des groupes indépendantistes. Par conséquent, pour la réunion du dimanche 12 novembre, le Premier ministre a préféré rester discret pour présenter son candidat Xavier Garcia-Albiol au profit des élections régionales du 21 décembre.

Même les non-indépendantistes

Beaucoup des Catalans sont en désaccord avec la façon dont le Premier ministre espagnol s’en prend à l’autonomie de la Catalogne, gagnée avec le soutien des socialistes en 2006. Indépendantistes ou non, les personnes se sont senties humiliées par la suspension de l’autonomie de la région par la Cour constitutionnelle en 2010.

Depuis la prise de fonction de Rajoy en 2011, le Premier ministre s’est toujours opposé à la meilleure répartition des impôts, que le gouvernement catalan a demandé à plusieurs reprises. De plus, le Premier ministre a interdit formellement le référendum d’autodétermination, mais les séparatistes ont fini par le réaliser.

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