« Bayrougate » : La nouvelle affaire qui secoue le gouvernement Macron

Après « l’affaire Ferrand », c’est désormais le ministre François Bayrou, garde des sceaux du gouvernement et son parti le Modem, qui sont cités dans plusieurs affaires liées à des « emplois fictifs ».

 

Trois accusations

Alors que François Bayrou, garde des sceaux du gouvernement, doit bientôt porter devant le parlement français la loi sur la moralisation de la vie publique, le voilà accusé pour des faits assez contradictoires pour son nouveau chapeau de ministre de la Justice. Au total, trois affaires d’emplois fictifs dont l’une remonte à plus de vingt ans, concernent le ministre et d’autres membres du Modem dont l’actuelle ministre des Affaires Européennes, Marielle de Sarnez.

 

Que leur reproche-t-on ?

Pour la première accusation, elle remonte à 2014, année où Corine Lepage, ancienne eurodéputée, a dénoncé dans l’un de ses livres comment Bayrou avait fait payer sa secrétaire particulière sur les fonds Européens en tant qu’assistante parlementaire de Marielle de Sarnez.

La seconde affaire concerne une accusation portée par l’eurodéputée, Sophie Montel, auprès du procureur de Paris et auprès de l’OLAF (Office Européen de lutte anti-fraude) contre Marielle de Sarnez. Cette dernière serait alors accusée d’avoir fait bénéficier à son assistante, Philippine Laniesse, une élue du Conseil régional d’Ile-de-France, des salaires d’assistante parlementaire.

Enfin, la toute dernière et la seule pour laquelle il n’y aura peut être jamais de procès concerne Nicolas Grégoire, un journaliste ayant travaillé avec Bayrou au journal du Modem dans les années 90. Le journaliste prétend avoir bénéficié de deux emplois fictifs à l’époque où le Modem était encore UDF entre 1996 et 1997, et dénonce par ailleurs le silence de la presse sur son affaire.

Il convient de souligner que de façon générale, aucune de ces accusations n’a été vérifiée de façon formelle. On attend la décision des juges du parquet de Paris. Mais au plan politique c’est un tollé pour le nouveau gouvernement français que le chef Philippe Edouard s’était pourtant vanté « avoir fait passé au scanner ».

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