30 000 personnes auraient manifesté à Paris le 1er mai selon la police, 80 000 selon la CGT

À l’opposé des manifestations de 2002, le moins que l’on puisse dire, c’est que les manifestants sont partis chacun avec leur propre conviction. Et comme on pouvait s’y attendre dans une désunion comme celle-là, des échauffourées ont éclaté. Le bilan fait état d’une centaine de personnes interpellées et de six policiers blessés.  

 

14 h 30, l’heure du rendez-vous des manifestants

Plusieurs syndicats, différents mots d’ordre et un lieu de ralliement. Ce sont des milliers de personnes qui ont arpenté les rues de la place de la Bastille jusqu’à celle de la Nation. Alors que certains syndicats étaient décidés à « faire barrage à Marine Le Pen », d’autres allaient contre ce qu’ils considèrent comme « les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême droite ».

C’était le cas de la FSU, de Solidaires, de FO et de la CGT. Mais du côté des Forces ouvrières, pas de mots d’ordre véritables. Comme d’habitude, il n’est pas possible de savoir exactement le nombre de personnes qui ont manifesté, chacun donnant des chiffres différents.

 

Des débordements et des blessés

Par contre, il est plus que certain que ces manifestations ont fait des blessés, notamment dans le rang des forces de l’ordre. En effet, on rapporte que les Blacks Bloc ont été, en milieu d’après-midi, confrontés à la furie des manifestants qui lançaient projectiles et cocktail Molotov. On décompte environ six policiers blessés, dont un sévèrement brulé au visage.

Plus tard, la police a publié un communiqué qui laissait entendre que les personnes qui sont à l’origine des débordements étaient masquées. Ils seraient au nombre de 150 et seraient tous en garde à vue. Le ministre de l‘Intérieur, Mathias Fekl, a sévèrement condamné ses manifestations pour leurs caractères violents.

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