2018 : Arrivée des réformes de l’ISF et de la taxe d’habitation

6 milliards d’euros : c’est le prix du changement de cap amorcé par l’Elysée à la suite des nombreuses critiques qui ont été émises. Et en tenant compte des baisses d’impôts prévues, ce chiffre devrait augmenter à 7 milliards d’euros.

A l’instar de ces prédécesseurs, Emmanuel Macron fait actuellement face à une polémique sur les impôts. En effet, le brusque changement de cap du chef d’Etat dimanche soir n’est pas sans rappeler « le ras-le-bol fiscal » de François Hollande et la « cagnotte » de Lionel Jospin. Ainsi, afin d’éviter de plonger dans la « malédiction », il a été décidé que les réformes de la taxe d’habitation et de l’ISF seront adoptées dès 2018. En ce qui concerne la taxe d’habitation, la réforme en question consisterait en une première tranche d’exonération sur les ménages. Ce lundi, une réunion devrait avoir lieu à l’Elysée pour officialiser le tout. Une source gouvernementale a d’ailleurs déclaré que le président  souhaiterait accomplir rapidement ce qu’il a appuyé pendant sa campagne.

Une réaction aux critiques

A l’origine de ces réformes pour l’année prochaine, on peut évoquer les critiques grandissantes qui ont suivi les choix fiscaux du gouvernement. En effet, la semaine dernière, il a été annoncé que plusieurs baisses d’impôts promises par le chef d’Etat français seront reportées en 2019. Cela concernait alors le taux de prélèvement unique sur le capital à 30%, l’ISF, l’exonération de la taxe d’habitation ainsi que la bascule du CICE en baisse pérenne des charges. Sans oublier bien entendu les fortes hausses de la fiscalité écologique ainsi que du tabac. Face à ces nombreuses décisions, quelques économistes ont commencé à donner de la voix pour protester. Ainsi, le Premier ministre n’a pas tardé à procéder à un revirement, annonçant qu’en 2018, il aurait environ 7 milliards d’euros de baisses d’impôts. François Hollande avait lui-même procédé à ses mesures en 2016, mais ces dernières n’entraient en vigueur que seulement l’an prochain au plan budgétaire.

Une baisse de 13 milliards d’euros à prévoir

En prenant en compte les mesures adoptées par François Hollande et en les additionnant aux réformes annoncées durant la campagne, Edouard Philippe et Emmanuel Macron se sont donc engagés à une baisse d’au moins 13 milliards d’euros des prélèvements obligatoires. Ce montant représente 0,6 point de PIB, bien que les engagements du gouvernement consistent en une réduction d’un point de PIB la pression fiscale sur l’ensemble du quinquennat. A noter que depuis trois ans, ce taux est resté stable et se chiffre à 44,3% du PIB.

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