Procès de Teodoro Obiang à Paris pour « Biens mal acquis»

Le Vice-président de la Guinée équatoriale, fils du Président du Pays, est devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce 02 Janvier dans le cadre de la vaste enquête sur l’origine des patrimoines que des proches de certains dirigeants africains ont bâtis en France.

 

Premier procès de « Biens mal acquis »

Ce lundi, s’ouvre à Paris le premier procès dans le cadre de l’enquête sur les « biens mal acquis » dont fait l’objet les familles de plusieurs dirigeant africains. Au nombre de ceux-ci, on peut citer les proches du Président Congolais Denis Sassou Nguesso, la famille du défunt Président gabonais Omar Bongo ou encore la famille de François Bozizé, le président centrafricain déchu. Mais c’est Téodoro Obiang qui ouvre le bal après une multiplication des voies de recours. L’ancien ministre de l’agriculture et des forêts promu vice-président du pays par son père en fin juin est poursuivi pour corruption, abus de biens sociaux, blanchiment, abus de confiance, détournement de fonds publics. Son procès doit durer jusqu’au 12 janvier. Un délai « beaucoup trop courts » selon Emmanuel Marsigny, un des avocats de Téodoro Obiang qui envisage de citer beaucoup de témoins résidants à l’étranger.

 

Des découvertes surprenantes

L’enquête dont fait l’objet Téodorin Obiang est ouverte suite aux plaintes des associations Sherpa et Transparency International. On découvrira pendant les investigations que le vice-président a effectué en France, des dépenses somptuaires très loin du quotidien des habitants de son petit pays pétrolier dont la moitié est encore en dessous du seuil de pauvreté. Les juges ont conclu après investigations que ses investissements en France sont les fruits de corruption et de détournement de bien public. Ils estiment que le compte du vice-président a été crédité entre 2004 et 2011 de 110 millions d’euros en provenance du Trésor  public du pays. Selon les enquêteurs, les sous prevenaient d’une « taxe révolutionnaire » sur le bois. Mais Théodorin soutient « qu’il a gagné légalement son argent dans son pays ». Le prévenu a essayé à plusieurs reprises d’annuler les poursuites sont il fait objet évoquant son statut dans son pays mais la cour de cassation estime que les faits commis relèvent de sa vie privée et sont, par conséquent, détachables de ses fonctions étatiques.

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