Pêches illégales aux Galápagos : l’État équatorien condamne les marins d’une flotte chinoise

Classées patrimoine de l’humanité, les îles Galápagos ont montré ce weekend leur indignation face à des pratiques de pêche illégale qui menacent des espèces protégées. Les marins d’un navire chinois sont les premiers à être condamnés par l’État équatorien après des mois de détention.

Une atteinte à l’environnement et aux espèces protégées

Vendredi 25 août, les habitants de l’archipel des Galápagos sont descendus dans la rue pour marquer leur indignation face aux pêches illégales effectuées par des navires étrangers (chinois). Outre le vol de ressources halieutiques, la flotte en question a aussi enfreint une autre loi, celui de pêcher des espèces de poissons protégées.

Surpris en train de pêcher illégalement dans les eaux de l’État équatorien, le navire de pavillon chinois a été arraisonné le 13 mai. Contrôlé, le bateau avait placé dans sa cale plus de 300 tonnes de poissons dont une partie est classée en voie de disparition (6.000 requins en tout dont des requins-marteau et silky).

Les membres (20 au total) du Fu Yuan Yu Leng 999 ont écopé de 1 à 4 ans de prison, une décision prise par la Justice équatorienne le dimanche 27 août. Accusé de crimes envers la faune équatorienne, le commandant de la flotte concernée a été reconnu coupable et écopera de quatre années de prison ferme.

Étant signataire de la convention onusienne sur les droits de la mer, Pekin (Chine) et Quito (Équateur) sont tenus de respecter la faune évoluant dans leurs territoires.

Concernant la pêche en Équateur, seule la pratique de la pêche artisanale est tolérée, et ce, seulement sur les 138.000 km² de surface non protégée des îles des Galápagos.

Pour le gouvernement équatorien, les îles Galápagos, seconde réserve marine planétaire, sont une vraie mine de ressources faunistiques qui doivent être protégées à tout prix.

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