Les dettes des Etats de la zone euro atteindront 900 milliards sur les marchés en 2017

Si l’on prend en compte les prévisions d’un bon nombre de banques, les Etats faisant partie de la zone euro feront des emprunts d’un montant de 900 milliards sur les marchés de la dette de moyen et long termes pour le compte de l’année 2017. En comparant ce chiffre prévisionnel à ce qui s’est fait l’année d’avant (2016), on se rend compte que le volume d’emprunt s’apprête à grimper d’une trentaine de milliards.

 

L’Italie se classe comme le premier pays qui émettra le plus de dettes

Selon les explications de Frédéric Gabizon qui travaille chez HSBC : « Les gouvernements ont réduit leur déficit budgétaire ces dernières années, mais les remboursements de dette restent conséquents ».

La cause de cet état des choses est que l’émission de dette, depuis le temps de la crise financière, a atteint un pic face auquel les finances publiques n’ont pas été en mesure d’avoir le moindre contrôle.

Ainsi, comme cela avait déjà été une fois le cas, l’Italie ouvrira la marche des Etats les plus emprunteurs avec un montant situé entre 255 et 271 milliards d’euros. Luca Cazzulani, chargé de la recherche taux chez UniCredit, fait remarquer que : « Ses remboursements atteindront des niveaux jamais vus depuis plusieurs années ». En deuxième position vient la France qui, auprès des investisseurs, placera près de 200 milliards d’obligations. Ensuite viennent l’Allemagne et l’Espagne avec des montants de dettes à émettre s’élevant respectivement à 160 milliards et 120 milliards. Les autres Etats emprunteront en dessous de 35 milliards.

 

La plupart des Etats tenteront de lever leurs dettes au début de l’année.

La majorité des économistes fondent leurs calculs sur une remontée des taux qui se fait déjà ressentir depuis l’élection du Républicain Donald Trump en Amérique. La hausse des taux de la Réserve fédérale au mois de décembre accompagnée par les prévisions de dépenses colossales du président Américain bientôt investit de ses pouvoirs ne font qu’accentuer cette hypothèse.

Face à une telle tendance, la plupart des Etats qui voudront emprunter le feront sur des maturités un peu moins longues qu’en 2016 et s’arrangeront pour le faire en tout début d’année afin de tirer profit des taux assez bas.

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