Législative aux Royaume-Unis : Theresa May essaie de conserver la majorité au parlement

Partira-t-elle ou pas ? Finalement, on devra attendre encore un peu, afin de connaître le sort de Theresa May, la première ministre britannique. En effet, depuis sa déconvenue lors des législatives du 8 juin dernier, elle joue tous ses atours pour conserver la majorité au parlement.

 

Une solution du côté du DUP ?

L’alliance avec les unionistes nord-irlandais du DUP est plus qu’importante aujourd’hui pour que la première ministre britannique puisse conserver la majorité requise au sein du parlement. Une alliance qui serait également du goût du premier ministre nord-irlandais, Enda Kenny, qui se dit « préoccupé » par un accord avec les tories.

Actuellement au nombre de 318 au parlement, le parti conservateur aurait besoin des 10 députés unionistes qui siègent au palais de Westminster, afin d’atteindre la majorité absolue des 326 députés.

 

Le droit des LGBT et le Brexit : Y aura-t-il un accord ?

Pour de nombreux observateurs de la vie politique anglaise, cette alliance entre le parti conservateur et les unionistes nord-irlandais, risquerait de réduire le droit des homosexuels, mais également le principe de neutralité observée jusqu’à ce jour par la Grande Bretagne dans cette région sous tension récurrente.

Des députés tories, à l’instar de Ruth Davidson qui, devrait se marier bientôt avec sa partenaire, n’ont pas caché leur réserve par rapport à cette alliance, exigeant de la même manière des garanties sûres. « J’ai demandé à Theresa May l’assurance catégorique qu’en cas d’accord avec le DUP les droits de la communauté LGBT continuent à être respectés dans le reste du Royaume-Uni », a-t-elle déclaré.

De la même manière, même si on prétend que les négociations sont sur de bonnes voies, la question essentielle du Brexit, à laquelle la première ministre accorde une priorité absolue risquerait à terme de rompre cette alliance. Appartenant à la branche dure du Brexit, Theresa May, pour conserver son fauteuil, devrait alléger sa position, afin de favoriser l’Irlande du nord qui risque d’être asphyxiée économiquement au cas où une frontière physique venait à naître entre elle et sa sœur catholique du Sud.

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