Le Panama veut sortir du rang des paradis fiscaux

Le pays latino-américains doit commencer les négociations avec Paris ce début de janvier. Panama espère renforcer sa coopération en matière fiscale avec le France à la fin de ces négociations.

 

Une initiative de la France

En Avril dernier, la France avait décidé d’ajouter Panama à la liste des états non coopératifs. Cette décision était prise à la suite du scandale des « Panama Papers » qui impliquait des centaines de personnalités de divers Etats qui avaient ouvert des comptes dans des paradis fiscaux par le biais de Mossack Fonseca, un cabinet d’avocat au Panama. C’est le 1er Janvier que la décision est entrée en vigueur. Afin de donner une chance au pays latino-américain d’améliorer sa coopération en matière fiscale avec la France, le ministère français de l’Economie veut engager des négociations avec le Panama. Dans un communiqué publié ce mardi, la chancellerie panaméenne indiquait que ces négociations visent  à « établir une feuille de route qui permette de répondre à différents points en suspens en terme de transparence et de coopération fiscale [entre les deux Etats, ndlr] ».

 

Une menace du président panaméen

En France, la banque Société Générale et le Front Nationale ont été touché par l’affaire du « Panama Papers ». La Société Générale avait même été placé par le quotidien français Le Monde dans le top 5 des banques ayant eu recours au cabinet d’avocat panaméen pour la création de sociétés offshore. Une pratique qui, bien que n’étant pas illicite, facilite l’évasion fiscale. Le scandale avait même causé le départ de certains dirigeants dans d’autres pays. C’est le cas de Sigmundur David Gunnlaugsson, le Premier ministre islandais. Le Panama avait déjà été retiré des paradis fiscaux en 2012. A l’époque, Juan Carlos Varela, Président du Panama menaçait la France de représailles si elle remettait à nouveau son pays au rang des paradis fiscaux. Mais à présent le Panama qualifie l’offre de négociations de la France de « constructive » et de « premier pas pour rétablir la confiance mutuelle ». Panama espère que la France « reconnaîtra les avancées faites en terme de transparence et de coopération fiscale »

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