La « tourismophobie » gagne du terrain en Espagne

Alors que le tourisme représente 11,2 % du PIB dans la péninsule ibérique, faisant vivre plus de 2,5 millions de personnes, la « tourismophobie », une sorte de ras-le-bol du tourisme de masse, commence à s’installer dans l’Ile des Baléares et la Catalogne.

Quand la « tourismophobie » atteint la péninsule ibérique

Alors que pour les touristes, le voyage signifie un séjour de luxe et d’abondance, pour l’habitant vivre avec « le tourisme de masse » au quotidien commence à devenir insupportable.

À la lecture des graffitis écrits par-ci et par-là à Barcelone, le ras-le-bol des Espagnols commence à se faire sentir. Or, selon les dernières données statistiques, le nombre de touristes va atteindre la barre des 80 millions d’ici la fin de l’année.

Avec ce nombre, les Espagnols commencent à se questionner sur la place réelle du tourisme de masse pour l’économie du pays, mais également ses méfaits à long terme.

Pour rappel, le tourisme détient plus du 11,2 % du PIB soit un gagne-pain pour plus de 2,5 millions de personnes.

En Espagne, l’image même du touriste commence à se limiter à des entrées en urgence à l’hôpital pour se faire soigner, en règle générale à cause de leur mésaventure. Un hôpital universitaire à Majorque, Son Espases, est même devenu une référence pour trouver des jeunes se faire soigner à cause du balconing. Ces jeunes hospitalisés sont en majorité des Britanniques (60,8 %). En plus de leur écorchure et des fractures diverses, l’état d’ivresse est également une des causes de ces hospitalisations.

La pratique dangereuse du balconing a déjà même fait sa victime au début de l’été. C’était un Irlandais de 27 ans qui a essayé de sauter à partir de sa chambre d’hôtel de San Antonio en vue d’atterrir dans la piscine plus bas.

Autre délire inventé spécialement pour se saoûler avec la musique à fond à bord d’un bateau : les booze cruises.

Fatigués des excès souvent irrespectueux des touristes, des habitants commencent à s’insurger en faisant des revendications plutôt extrêmes ou encore en écrivant des graffitis.

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