Condamnation à mort aux Etats-Unis : une exécution encore “ratée“

Une exécution récente aux Etats-Unis s’est une fois de plus mal déroulée. Selon les témoignages d’un journaliste d’Al.com, lors de l’exécution ayant durée 34 minutes, le sujet a fait des convulsions durant 13 minutes.

Les injections létales encore objets de controverses.

L’incident s’est produit le jeudi dernier dans l’Etat d’Alabama lors de l’exécution de Ronald Smith Jr. Ce dernier était reconnu coupable, en 1994, du meurtre d’un employé de superette. Après 21 ans passés dans le couloir de la mort, le prisonnier faisait face à sa sentence. Mais les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu. En effet, pendant les trente-quatre minutes qu’a duré ladite exécution, Ronald Smith a convulsé durant treize minutes à en croire les témoignages d’un journaliste. L’administration pénitentiaire l’a déclaré mort à 23h05. Depuis 2014, beaucoup d’exécutions ont été « ratées » dans divers Etats. On peut citer celle de Dennis McGuire dans l’Ohio ayant duré 25 minutes pendant lesquelles le sujet n’a cessé de suffoquer, Clayton Lockett, dans l’Oklahoma ayant duré 43 longues minutes où le condamné émettait des râles et convulsions, ou encore celle de Joseph Wood qui n’a succombé, en Arizona, qu’après deux heures d’agonie.

Difficultés avec l’approvisionnement des substances

Ces derniers temps, il s’observe une pénurie des substances d’injections létales dans les États américains appliquant encore la peine de mort. En effet, ces derniers se procurent la plupart de ces produits auprès des industries pharmaceutiques européennes. Mais celles-ci auraient refusé de fournir les prisons. Dans un contexte, certains Etats ont pris la résolution de mettre en place en protocole avec trois substances : une première substance qui endormirait le sujet, une deuxième qui aura pour effet la paralysie des muscles et une dernière pour arrêter le cœur. L’Etat d’Alabama fait partie de ces Etats et utilise le midazolam comme première substance. Selon les propos de Kent Faulk, les derniers mots du condamné étaient « Non, madame » lorsqu’on lui demanda s’il avait une dernière déclaration. Mais à en croire le reporter, les lèvres du condamné n’ont cessé de bouger avant et après l’injection de la première substance et il avait également serré le poing. « Par moment son oeil gauche s’est entrouvert » affirme Kent Faulk.

Les autorités pénitentiaires ne sont pas intervenues pour confirmer les faits mais Jefferson Dunn promet qu’une autopsie sera faite.

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