Assassinat de Andreï Karlov à Ankara : un photographe raconte la scène

Ce 19 septembre, l’ambassadeur russe en Turquie a été assassiné alors qu’il inaugurait une exposition photo dans une galerie d’art à Ankara. La scène a été capturée par un photographe de l’Associated Press, Burhan Ozbilici, témoin de la scène. Des images dont l’histoire s’en rappellera.

 

Un policier Djihadiste, auteur du crime

Le tueur de l’ambassadeur Russe ce lundi était habillé en costume noir avec une cravate. Il commence par tirer en l’air avant de tirer sur l’ambassadeur qui aura succombé quelques instants après de ses blessures. Il cria ensuite en Arabe et en turque : « N’oubliez pas la Syrie, n’oubliez pas Alep. Tant que les habitants n’y seront pas en sécurité, vous ne le serez pas non plus » L’individu sera plus tard identifié. Il s’agissait d’un policier de 22 ans, Mevlut Mert Altintas, membre des forces anti-émeute à Ankara. Il blessa également trois autres personnes avant l’intervention des forces spéciales turques pour l’abattre. De nombreuses photos seront diffusées dans les minutes qui ont suivi par la chaîne russe Russia Today (RT). Mais un témoin de la scène, un photographe de l’agence Associated Press, a pris d’autres clichés frappants de la scène.

 

Le témoignage de Burhan Ozbilici

Le photographe raconte « L’événement semblait routinier, l’inauguration d’une exposition de photographes russes. Si bien que quand un homme en costume noir et en cravate a sorti un pistolet, j’ai été surpris et j’ai pensé qu’il s’agissait d’un geste théâtral ». Il continue « Les tirs – j’en ai dénombré au moins huit – résonnaient fort dans la galerie d’art immaculée. C’était la confusion. Des gens criaient, se cachaient derrière des colonnes et sous les tables, ou se couchaient au sol. J’étais effrayé et perturbé, mais j’ai trouvé un abri précaire derrière un mur et j’ai fait mon travail : prendre des photos ». Burhan Ozbilici explique qu’après que l’assassin soit abattu, il se rendra à son bureau pour visionner les photos. « J’ai été choqué de constater que le tueur était en fait debout derrière l’ambassadeur pendant qu’il parlait. Comme un ami, ou un garde du corps » affirme t-il.

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