Un permis suicide pour les acteurs de l’immobilier

Les choses vont de mal en pis pour les acteurs de l’immobilier en France. En effet, la mise en application de la loi Alur n’arrange pas trop les choses. Si le gouvernement y voit une bonne décision, les professionnels de l’immobilier y voient un moyen de pression assez contraignant. La contestation est donc chose inévitable.

Un permis de louer et un décret assez « énervant »

Il faut rappeler que le problème de base était l’insalubrité des logements. Pour aller dans ce sens, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de mettre en place un décret permettant aux communes d’imposer aux propriétaires de biens immobilier la déclaration de la mise en location de leurs maisons, appartements ou résidences. Ainsi, la commune sera considérée comme autorité compétente pour la délivrance d’une autorisation de mise en location, elle pourra aussi refuser l’autorisation ou exiger à ce que les propriétaires effectuent des travaux d’aménagement ou de réhabilitation. Ce qui choque dans ces nouvelles directives, c’est qu’elles n’auront pour effet que davantage de complications pour la procédure de location de logements.

L’insalubrité, une belle excuse

Tous ces changements viennent de la simple idée qu’il serait préférable de s’assurer que des logements insalubres ne soient pas mis en location. Au départ, il faut rappeler que ces locations dites insalubres représentaient moins de deux pourcent du total de biens immobiliers en location en France. Cependant, le gouvernement tente désormais imposer le nouveau décret en soulignant une amende allant de 5.000 à 15.000 euros pour tout acteur de l’immobilier qui ne suit pas les nouvelles directives. Or, ce qu’il ne faut pas mettre de côté, c’est que les personnes impliquées dans le marché locatif de biens immobiliers sont des professionnels et qu’ils assurent eux-mêmes la qualité et la salubrité des biens mis en location.

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