Quels impacts auront ces élections de 2017 sur l’immobilier ? : L’analyse de Pascal Beuvelet

Divers analyses durant des années ont prouvé que les élections ont généralement une incidence négative sur le marché de l’immobilier. On se demande donc si ce fait sera confirmé pour ces élections de 2017.

Une régression des ventes les années de scrutin

Après une analyse des fluctuations sur le marché de l’immobilier en période des élections, le Crédit Foncier a remarqué que l’année qui précède un scrutin est toujours bonne pour les ventes dans le domaine de l’immobilier. En effet, l’analyse révèle une augmentation de 4,6% en moyenne. Et visiblement, ce constat se confirme cette année encore puisqu’il est prévu 840.000 transactions pour l’année 2016 alors qu’on était à 800.000 en 2015. Par contre, les ventes diminuent l’année du scrutin. A part l’année 2002 où une augmentation de 3,4% a été enregistrée, on note depuis 1971 une régression de 3,8% en moyenne les années des élections. La plus forte régression  est de 11% et a été enregistré en 2012.

Une reprise des ventes l’année suivante

L’année 2002 était suivie par une augmentation de 2,3% en 2003. Lorsqu’on considère ces données, en supposant que les conditions restent inchangées, on devrait s’attendre à une augmentation à 808.000 transactions en 2017 à partir de l’estimation de 840.000 pour 2016. Se basant sur la situation actuelle, le président du réseau de courtiers In&Fi Crédits, Pascal Beuvelet estime qu’à moins qu’il se produise un choc monétaire incontrôlé, les choses devraient évoluer. Il remarque qu’avec des décisions comme la loi Alur, l’augmentation des droits de mutation, le blocage des loyers…, le régime actuel a procédé à une régulation exacerbée qui n’a fait qu’appauvrir les Français.

2017 devrait s’améliorer

Pascal Beuvelet affirme « Je suis convaincu que l’actuelle embellie immobilière est durable en dépit des aléas politiques de l’élection de 2017 » Il indique que l’inflation est certes timide mais en hausse. Alors que les prévisions étaient de 0,2%, elle mesure en moyenne 0,4% et devrait passer, en 2017, à 1,2% et à 1,6 en 2018. De plus, le président du réseau de courtiers In&Fi Crédits fait remarquer que les candidats du Centre et de la Droite prévoient de baisser les droits de mutations exorbitants, de supprimer l’encadrement des loyers et d’abroger la loi Alur. Il estime qu’avec ces dispositions, les ventes ne devraient pas baisser l’année prochaine.

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