Mobil home : Une arnaque ?

Les « maisons caravanes » actuellement en vogue séduisent de plus en plus de personne chaque année. Mais ces maisons mobiles causent également beaucoup d’ennuis.

 

Pénurie d’emplacement

C’est peu de dire que le mobil home est à la mode. L’année écoulée les campings ont été envahis par quelque 280.000 nouvelles maisons mobiles. Beaucoup de particuliers considèrent cet investissement comme une alternative alléchante à la résidence secondaire, en ce sens qu’il leur suffit de compter entre 22.000 et 50.000 euros pour acquérir une surface neuve de 40 à 50 m². Et de plus, ils ne sont contraints à payer aucun impôt local. Pour eux donc, c’est la belle vie. Mais hélas, les avantages ne vont pas plus loin que ça. En effet, la FFCC – entendez Fédération des campeurs caravaniers et camping-caristes – enregistre de la part des propriétaires, une dizaine de nouvelles plaintes chaque mois. Par ailleurs, la première difficulté à laquelle sont soumises les personnes désireuses de s’offrir un mobil home, c’est la pénurie d’emplacement à louer dans un camping. La demande étant de plus en plus forte, les gérants n’hésitent pas à augmenter leur prix. Pour obtenir un emplacement aujourd’hui, il faut débourser entre 1.200 et 5.000 euros. Et ceci est sans prendre en compte les charges et notamment les droits d’entrée exorbitants – 1.000 €, 4.000 €… – que facturent les gestionnaires selon leurs humeurs.

 

Une dépréciation rapide

« On a même récemment vu un camping facturer 8.000 euros de droits d’entrée » confie Céline Cochelin, porte-parole de la FFCC. L’autre piège dans lequel tombent les particuliers, c’est qu’ils oublient de sceller avec leur camping, un contrat de location pour sécuriser leur installation. Conséquence, à tout moment, les gérants peuvent modifier leur règlement intérieur et ainsi, augmenter les charges, limiter les droits de visite etc. déjà que les contrats de location ne sont pas si protecteurs. La loi limite depuis 2014, leur durée à un an renouvelable. « Une réglementation qui est, là encore, la cause de bien des dérives puisque les gérants peuvent, d’une année sur l’autre, décider d’augmenter leurs loyers ou tout simplement de mettre fin à la location, contraignant les propriétaires à plier bagage » explique Céline Cochelin. Et dans le cas d’un départ forcé, la facture est encore très salée. Il faut débourser 1.200 euros pour désinstaller le mobil home et pour son transport en convoi exceptionnel, ajouter 5 euros le kilomètre. Et dans le cas d’une revente forcée, il ne faut pas espérer en tirer de plus-value. En ce sens ces maisons caravanes déprécient aussi vite que les véhicules.

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