Marseille : Le prix de l’immobilier ne décolle pas

Toutes les grandes métropoles de France connaissent une augmentation du prix de l’immobilier sauf Marseille. En effet, ici, le coût du mètre carré ne dépasse pas les 3 900 € dans les quartiers les plus chers.

 

Diminution de 9 %

Marseille est la seule grande ville française où le coût du foncier ne connaît pas une augmentation sur le long terme. En effet, selon le site officiel des notaires de France — le réseau immobilier.notaires.fr — en 2007 dans la cité phocéenne, le prix médian du mètre carré était de 2 510 €. Et aujourd’hui, ce prix est de 2 278 € soit une diminution de 9 %. Mais de 1996 à 2006, la cité phocéenne a bien connu une énorme augmentation ; surtout avec l’arrivée en 2001 du TGV « c’était dû à un important effet de rattrapage, Marseille était très en retard par rapport aux autres grandes métropoles » note Henri Lenouvel du réseau Immobilier.notaires.fr. Mais depuis, les prix plafonnent. « Sur quinze ans et comparée aux onze plus grandes villes françaises, l’évolution des prix est 45 % en dessous à Marseille », note le président de MeilleursAgents, Sébastien de Lafond. Le plafond marseillais se trouve encore en dessous de la moyenne à Lyon.

 

La pauvreté en cause

La situation pourrait s’expliquer par le niveau de revenu de la population de cette ville. Selon les chiffres de l’Insee, Marseille est une ville pauvre. L’autre problème de la cité phocéenne, selon Sébastien de Lafond, « est le bassin d’emploi ». Ici, on note un taux de chômage de 12,4 % contre 9,7 % pour toute la France. « Comme il n’y a pas de travail, les gens s’installent ailleurs », note Michel Peraldi, directeur de recherche au CNRS et auteur de « Gouverner Marseille » (Ed. la Découverte). L’adjointe à l’urbanisme de la ville, Laure-Agnès Caradec nuance « Le prix du mètre carré n’est pas le critère numéro un de l’attractivité, ce qui compte, c’est la production de logements. Or, l’année dernière, nous en avons fait 5 800, contre 1 000 en 1995 ». Sébastien Lafond est donc optimiste ; « Je suis plus confiant qu’il y a dix ans, parce qu’il y a eu de la rénovation. Sans être d’un optimisme béat, on peut penser que Marseille a l’un des plus beaux potentiels d’ici quinze ans. » affirme-t-il.

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