La colocation : le nouveau diamant des propriétaires

En plus d’être en vogue actuellement, la colocation apporte un certain confort et de nombreux avantages, surtout au niveau des étudiants. Mais aujourd’hui, cette tendance s’inscrit même auprès des séniors et des mères isolés.

 

Une vraie opportunité pour les étudiants nomades

« 27 % des colocataires ont fait ce choix, car ils s’y sentent plus libres et plus mobiles pour saisir une opportunité professionnelle », affirme Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. La vie en communauté est en effet une solution adoptée par des étudiants, qui sont amenés à vivre hors du cocon familial. C’est depuis 2002 que les colocataires sont de plus en plus nombreux en France. Avantageux au niveau du cercle social mais aussi au niveau du prix , il faut compter environ entre 200 euros à 500  euros par mois par colocataire.

Bien moins onéreuse qu’un studio, la surface moyenne habitable est pourtant régie par  la loi Alur (pour l’accès du logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014 et qui est de 9 m² pour une personne, 16m2 pour deux personnes et 9 m2 pour chaque personne en sus. Selon pourtant plusieurs études, une très grande partie des colocataires sont des mères isolées ou encore des séniors en quête de vie sociale, et de nombreux propriétaires font souvent alors l’impasse sur la loi Alur.

 

Investissement à long terme

Sans surprise, le marché de l’immobilier dans le secteur de la colocation attire plus d’un.

« A Lyon, quartier Grange-Blanche, et à La Doua à Villeurbanne, les grands appartements des années 1970, délaissés par les acquéreurs en raison des charges et des travaux, se louent plus facilement, car ils se révèlent bien adaptés à la colocation, d’autant qu’ils sont bien desservis par les transports en commun, et offrent un rendement brut de 4 à 5 % », confirme Gilles Vaudois, directeur de trois agences Laforêt à Lyon et Villeurbanne. Avec une très grande capacité, les maisons composées de plusieurs chambres ont parfois du mal à trouver des acquéreurs. Aussi, de nombreux investisseurs n’hésitent pas à les réaménager pour les adapter aux besoins des étudiants, ou encore des séniors en marge de la vie sociale. Mais pour cela, il faut y mettre le prix car n’oublions pas que dans chaque travaux, il faut inclure l’électricité, le chauffage, l’eau, mais également les travaux énergétiques et d’isolements. Par contre au niveau des bénéfices, il est plus facile de trouver trois ou quatres

personnes payant par mois une petite part de loyer, qu’une seule famille à budget unique. Toutefois, bon nombre de colocataires n’étant pas en CDI, plusieurs réaménagements sont à prévoir chaque année pour cause de meubles amortis par ses “nomades”Toutefois , les bénéfices restent toujours très avantageux.

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