Immobilier : les copropriétaires mécontents des syndics

Selon les informations rendues publiques, la moitié des copropriétaires se dit « insatisfait » de leur syndic. Une situation qui s’améliore toutefois selon l’association de consommateurs CCLV.

 

51% insatisfaits

L’association CCLV – Consommation, Logement, Cadre de Vie – a réalisé en fin 2016 un sondage auprès de 4.251 copropriétaires. Il s’est révélé que 51% de ce nombre sont globalement insatisfaits des syndics. 21% se dit même « pas du tout satisfait ». Les copropriétaires expliquent leur position par plusieurs raisons. 47% diagnostiquent un manque de suivi des contrats de la part des syndics et 41% estiment faible, la réactivité de ces syndics face aux sollicitations. La majorité des copropriétaires trouvent excessives, les pratiques tarifaires des syndics et se plaignent de l’augmentation des honoraires de ces derniers. Selon ces copropriétaires, il n’y a qu’une augmentation de la réactivité et de la rigueur qui pourrait leur faire changer d’avis. Toutefois, la CLCV remarque que la situation s’améliore lorsqu’elle se réfère au sondage de 2014.

 

Une progression des chiffres

En 2014, le taux de satisfaction des syndics n’était que de 39%. Alors qu’on on relève cette année un taux de 47%, on déduit une amélioration de la situation. En réalité, jusqu’à 10% de copropriétaires se disent même « très satisfaits » des syndics aujourd’hui. Certains soulignent la clarté des informations transmises (55% ; d’autres la coopération avec le conseil syndical (55%) ; d’autres encore, le suivi des impayés (54%) ou encore la qualité de la gestion (55%). Avant tout, cette progression observée profite aux syndics en petite structure ou cabinets dits « indépendants ». L’association CLCV souligne que 50% des copropriétaires donnent un avis favorable quant au travail des petits syndics. Ce qui est « systématiquement supérieur » à la satisfaction des gestionnaires qui appartiennent à un grand groupe. Ceux-ci ne relèvent que 43% d’opinions favorables. Lorsqu’on observe dans le détail, la différence d’appréciation entre les grands groupes et les cabinets « indépendants » est, en moyenne, de 5 points et peut atteindre six avec des critères comme « la qualité de la gestion ».

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