Immobilier : les candidats présidentiels ont oublié la crise du logement en France

Apparemment, la politique du logement et de la ville ne figure pas encore dans les débats de la prochaine élection présidentielle. Or, la France présente l’une des fiscalités immobilières les plus élevées de l’Europe.

 

Aucune solution pour sortir de la crise

Avec le mal-logement qui ne fait que progresser et ses conséquences qui ne cessent de se multiplier, le rapport de la Fondation Abbé Pierre se doit de révéler tous les faits sans exception. Même si la source du problème semble déjà être repérée, le gouvernement ne réagit pas pour y remédier. La bulle foncière est encore présente sur le système alors que cette dernière ne fait qu’augmenter le prix des immobiliers. De plus, elle est entretenue par des politiques mal pilotées qui ne semblent pas trouver de solution pour diminuer les ménages n’ayant pas accès au logement.

 

Mauvaise gouvernance de l’aide publique

Actuellement, les dépenses en logement pour chaque ménage ne cessent d’augmenter. Selon les statistiques, les parts des aides à la personne dans le PIB ont stagné autour de 1 point depuis déjà 20 ans. Or, ces derniers sont les piliers du système socio fiscal français avec les différentes prestations sociales permettant d’atteindre directement les défavorisés. En ce qui concerne les aides à la pierre, elles ont diminué en 2010 à cause de la baisse des taux et du nombre de transactions. Seul le secteur du logement social est capable de fournir des habitations aux prix abordables en ce moment.

 

Une fiscalité dépassée par le temps

La politique de fiscalité immobilière du pays ne fait que freiner la mobilité des ménages et inciter à la rétention foncière. En effet, il faudrait un choc d’offre foncière pour améliorer la situation parce que même dans les zones les plus tendues, 45 % du coût final de toutes les transactions sont représentés par le foncier.

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