Immobilier : des taux stables pour les quarante plus grandes villes françaises

Après les hausses enregistrées en 2015 et 2016, les taux de taxes d’habitation et de taxes foncières ne connaissent aucune évolution pour le compte de cette année qui commence. C’est du moins le constat qui se fait dans les plus grandes villes et dans la plupart des intercommunalités.

 

Un constat général

De Saint-Denis à Bordeaux, le constat est le même dans les quarante plus grande villes. C’est le site « Les Echos » qui révèle l’information suite à l’examen des budgets primitifs qui ont été adoptés par les communes ces deux derniers mois. En effet, pour contrer la hausse moyenne de 1% qui a été enregistrée les années précédentes, le législateur a fixé la revalorisation des bases à un  0,4%. Dans le respect de ce taux, certaines communes n’avaient donc pas touché à leur taux l’an dernier contrairement à d’autres comme Clermont-Ferrand (5,8%), Toulouse métropole (7%), Nantes(18,5%), Lille (46%). Mais cette année, toutes ces communes ont revu leur copie.

 

Les grandes villes devront prendre autres mesures de compensation

Cependant, le taux de 0,4% fixé ne veut pas signifier que les impôts locaux sont gelés pour les habitants étant donné qu’on intègre dans le calcul de la taxe foncière, la part départementale. « C’est devenu très risqué pour un maire d’afficher des taux en hausse, vis-à-vis de son assemblée ou de sa population. Seuls les départements peuvent encore le faire car ils sont moins proches de la population et ils ont l’excuse absolue des difficultés de financement du RSA » constate un responsable d’association d’élus. De plus, cette année, les dotations que supportent les villes n’ont pas baissé comme prévu. Pour maintenir une épargne brute raisonnable, les grandes villes devront s’appesantir sur d’autres leviers en dehors de ceux habituellement utilisés. Ainsi, ces villes pourraient ajuster les tarifs municipaux, développer le mécénat, faire de la « gestion de patrimoine » etc.

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