Tarifs des péages à la hausse : l’État et les sociétés d’autoroutes ont-ils conclu un accord secret ?

Mauvaises nouvelles pour les automobilistes. Les sociétés d’autoroutes viennent d’avoir le feu vert de l’État pour revoir le tarif des péages. Cette hausse du prix des péages sera appliquée entre 2019 et 2023 en contrepartie du gel des tarifs conclu en 2015.

Une possibilité d’augmenter leurs tarifs jusqu’en 2023

Lundi 11 septembre, France 2 a fait une révélation-choc qui ne devrait pas laisser indifférents tous les automobilistes. En effet, le journal a mis au clair l’accord secret conclu entre l’État et les sociétés d’autoroutes sur les prochains dégels du tarif des péages. Cet arrangement est une initiative de l’ex-ministre de l’Environnement du temps de François Hollande, en échange au gel des prix tenu en 2015.

D’après France 2, l’accord a été signé en avril 2015. Il permet aux entreprises propriétaires d’autoroutes d’augmenter leurs tarifs pour une période de cinq ans, à savoir de 2019 à 2023.

Bien évidemment, l’accord a été tenu secret, ce qui a conclu à la réussite du gel à l’époque.

En plus de pouvoir réviser annuellement leur prix, les sociétés d’autoroutes auront également droit à une bonne stabilité fiscale.

Mais la liste ne s’arrête pas à ces deux points. Leur permis d’exploitation a aussi été allongé.

Toutes ces mesures, prises par le gouvernement de l’époque, s’insèrent dans une stratégie visant à faciliter et sécuriser l’investissement dans la construction d’autoroutes. Ce projet coûterait 3,2 milliards d’euros aux sociétés d’autoroutes.

Il aura fallu plus de deux ans et le changement de président pour que le dossier, tenu pendant tout ce temps secret, soit rendu public. Le fameux document sur lequel on trouve la signature de Ségolène Royal vient d’être récupéré par France 2.

Pour l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER), ce rattrapage évalué à 500 millions d’euros est un surcoût pour les automobilistes. Même si l’ex-ministre de l’Environnement assure être en opposition à cet arrangement, c’est bel et bien sa signature qui l’a conclu à l’époque.

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