Les prérequis sont obligatoires pour entrer à l’université

Université : une sélection pointilleuse

Lundi 30 octobre, des mesures ont été prises par le gouvernement pour supprimer l’algorithme Admission Post Bac. Ceci a pour cause de supprimer le tirage au sort dans les filières les plus demandées et de baisser le taux d’échec en première année. L’entrée pour les études supérieures se fera plus par des exigences sur les bacheliers. Ceux qui semblent à la traine devront suivre une formation obligatoire.

De ce fait, l’université acceptera les choix des candidats. Dans certains cas, elle acceptera les bacheliers qui sont d’accord pour une formation pour les aider dans la filière de leur choix.

Des prérequis sont exigés

Pour les filières non sélectives, l’université pourra déterminer les critères d’inscription et accepter les candidats qui semblent avoir les prérequis nécessaires pour suivre la formation. Au cas où il resterait des places libres, l’université est obligée d’accepter les bacheliers qui postulent, d’après le ministère de l’Enseignement supérieur. Les caractéristiques des candidats recherchés seront affichées dans peu de temps. Ces conditions seront identiques pour toutes les universités avec des surplus spécifiques de la filière. Le gouvernement a décidé d’appeler ces critères de sélection « attendus ». Actuellement, la seule condition pour entrer dans une formation non sélective est la possession du baccalauréat.

La Fage, le premier syndicat étudiant, adhère à ce nouveau principe en affirmant que les bacheliers auront la possibilité de choisir la filière qu’ils veulent. Par contre, pour l’Unef, cette forme de sélection permettra aux présidents d’universités d’éliminer des candidats qu’ils pensent inaptes à des formations parce que les places sont prises. C’est l’avis de Lila Le Bas sur RTL. Par conséquent, l’Unef invite les jeunes à manifester avec plusieurs syndicats tels que FSU, CGT, FO, etc. le 16 novembre. En seulement une semaine, un millier de signatures ont été recueillies.

Un plan étudiant

Le gouvernement s’engage à ajouter 950 millions d’euros additionnels sur le quinquennat. 450 millions ont été déjà annoncés par le Premier ministre fin septembre 2017 dans le cadre du grand plan d’investissement. Ces budgets, qui constituent « un plan étudiant », serviront à rénover le logement des étudiants, augmenter leur pouvoir d’achat et enfin assurer leur santé. Les étudiants sont désormais transférés sur le régime général.

Frédérique Vidal prévoit aussi de créer des places dans les formations les plus sollicitées, dont 3 000 places complémentaires en BTS.

Cette année, le nombre d’étudiants a augmenté de huit fois en cinq ans et atteint 2,61 millions de candidats. Cela justifie le mal fonctionnement de l’APB, selon le Premier ministre Édouard Philippe.

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