Incendie à Saint-Cannat : Provoqué par un mégot mal éteint?

Dimanche matin, un violent incendie s’est déclaré à Saint-Cannat plus précisément dans les Bouches-du-Rhône. Le feu s’est déclaré aux environs de 09h30 et deux reprises se sont déclarées à 16h30. Le feu a parcouru 800 hectares et réduit en fumée 500. La piste du mégot incandescent est privilégiée pour expliquer cet incendie, les causes naturelles et criminelles ayant été écartées.

Le jet de mégot, cause hypothétique de l’incendie

Aucune victime de l’incendie n’a été déplorée mais elle a causé des fumées si épaisses que l’on pouvait les voir jusqu’à Marseille. Jusqu’à dimanche soir, le feu se situait à proximité de la D18, entre Eguilles et Saint-Cannat. Pour maitriser l’incendie, les pompiers ont dû mobiliser de nombreux moyens terrestres et aériens. En effet, 800 pompiers et 200 engins se sont chargés de la sauvegarde des maisons et des nombreux points sensibles. En outre, il y a eu cinq Canadair, deux tracker et un dash. Selon le vice-procureur de la République d’Aix lors d’un point de presse, le départ du feu s’est fait en bordure de route, ce qui pousse à privilégier l’hypothèse du jet de mégot comme cause de l’incendie. Rémy Avon a également tenu a rappeler que le jet de mégot qui cause un incendie de végétation, même involontairement est passible d’une peine de trois ans d’emprisonnement ainsi que 45.000 euros d’amende. Les investigations entreprises par la gendarmerie ont par ailleurs permis d’évacuer l’hypothèse d’un geste criminel ainsi que la cause naturelle comme l’orage de chaleur.

Feux d’artifice

Concernant les causes de l’incendie, Benoît Ferrand, le commandant de groupement de la gendarmerie a affirmé avoir entendu des tirs de feux d’artifice privés dimanche soir alors que l’incendie battait son plein. Un geste totalement irresponsable puisque les municipalités elles-mêmes repoussaient leurs feux d’artifice et que le niveau d’alerte était à son maximum. Le commandant a également indiqué que ses unités vont relever des infractions de niveau pénal. En outre, 10 massifs ont été formellement interdits d’accès dans les Bouches-du-Rhône à cause des vents et de la sécheresse.

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