Immobilier en France : que disent les chiffres ?

Plus de 907 000 transactions immobilières ont été opérées lors des 12 derniers mois en France. Ce qui est un véritable record si on se réfère aux tendances des années précédentes. Les notaires considèrent même cette évolution comme un niveau historique, car jamais les logements n’ont été aussi sollicités dans l’Hexagone. Même s’il y a d’autres aspects à améliorer sur le caractère des transactions, c’est une situation qui justifie que le secteur immobilier français se porte très bien.

Qu’est-ce qui caractérise cette bulle immobilière ?

On peut évidemment parler d’une bulle immobilière dans la mesure où le nombre de transactions a connu une énorme hausse. Toutefois, il faut un peu relativiser, car la plupart des contrats sont signés pour se loger. Ce qui signifie que les clients louent plus qu’ils achètent. On est actuellement dans un marché d’utilisateurs qui représente 90 % de l’ensemble des transactions. Une situation qui s’explique par l’inaccessibilité des logements et l’insuffisance du parc immobilier.

Aujourd’hui, il y a plusieurs villes françaises où le prix du m2 n’est pas à la portée de toutes les bourses. C’est le cas à Lyon, à Toulouse, à Nice et dans d’autres zones. Ce qui fait que le nombre de locataires augmente au fil des années à cause de l’inaccessibilité des terrains. Il y a également les parcs immobiliers dont la quantité de production demeure insuffisante. L’augmentation des nouveaux logements est estimée à 1 %, ce qui est très faible par rapport à la demande.

Le rythme d’évolution des prix

La France fait partie des pays où le rythme d’augmentation des prix des logements est très rapide. Pour les appartements, on note une hausse de plus de 3,2 % tous les douze mois. Concernant les maisons, la hausse des prix est évaluée à plus de 2,3 % selon les observations des notaires. L’Île-de-France est la zone où l’augmentation s’amplifie de manière incroyable. La progression des prix est de 3,8 %, que ce soit un contrat de location ou une transaction de vente.

L’évolution la plus faible est constatée sur les maisons anciennes (1,2 %). En plus, les prix ne remontent pas rapidement en comparaison des constructions neuves. Il y a également d’autres villes où la tendance s’est inversée. Les prix des logements sont largement en baisse même si la situation est un peu contrastée. C’est le cas de la ville du Havre, de Brest et du Dijon. Voici de grandes villes où les prix diminuent de 4 %, 7 % jusqu’à 9 %.

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