500 Kg de cannabis saisis à Saint-Denis : la sanction est tombée

La mairie communiste de Saint-Denis vient d’annoncer ce mercredi qu’elle a pris des sanctions contre les agents impliqués dans le trafic de cannabis découvert en novembre dernier. Des procédures de révocation et des dissolutions en vue.

 

La municipalité prend ses responsabilités

Le 17 novembre dernier, la douane avait intercepté à Saint-Denis un camion transportant une demi-tonne  de cannabis. Ceci était le résultat d’une surveillance qu’avaient démarré les services des douanes depuis quelques semaines, suite à des soupçons sur les locaux du CTM – Centre Technique Municipal – de Saint-Denis qui serviraient de lieu d’entreposage de drogue. Le soir de ce 17 novembre, le camion intercepté pénétrait dans l’enceinte du CTM. Plusieurs personnes avaient été interpellées et parmi elles figurent des agents de la mairie. L’affaire avait suscité beaucoup de remous dans le temps. Beaucoup avaient dénoncé une certaine passivité de la mairie puisqu’un agent parmi ceux interpellés avait déjà été en décembre 2015, appréhendé dans une course-poursuite avec la police, en possession d’un kilogramme de cocaïne.

 

Plusieurs dysfonctionnements enregistrés

La municipalité de Saint-Denis vient de réagir à tout cet affaire. Elle indique qu’elle a saisi le conseil de discipline d’une « demande de révocation » à l’encontre de son agent qui a été écroué. La rémunération dudit agent a été suspendue. Aussi, selon un communiqué cité par l’AFP, la mairie indique « une procédure similaire va être engagée à l’encontre des deux autres agents ayant commis des fautes graves ». D’autres mesures sont également annoncées. La municipalité prévoit dissoudre le service des fêtes, évoquant une « gestion insatisfaisante ». Aussi est-il prévue une « externalisation du gardiennage », « la suppression des logements de fonction » dont bénéficient les agents du CTM ainsi que « la géolocalisation de l’ensemble des véhicules » du centre. Ce faisant, la municipalité entend prévenir tout nouveau détournement « à des fins délictueuses, des bâtiments dédiés au service public ». Ces décisions ont été prises suite aux investigations confiées à un magistrat honoraire qui a conclu dans son rapport rendu le 10 janvier « plusieurs dysfonctionnements ».

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