Macron et taxe d’habitation : combien perdront les communes à cause de l’exonération ?

Rappelez-vous, avant le premier tour de la dernière élection présidentielle, Emmanuel Macron avait promis une exonération de taxe d’habitation pour les ménages français s’il devenait président. Maintenant que c’est chose faite, celui qui a accédé à l’Élysée s’apprête à tenir sa promesse, ce qui inquiète fort une grande majorité des élus dans les communes françaises concernées. On vous explique !

Les communes fortement pénalisées ?

Si cette initiative d’exonération de taxes de Macron plait énormément aux foyers français (80% d’entre eux ne paieront plus de taxe d’ici 2020), ce n’est pas du tout le cas des villes concernées qui ont peur de perdre gros dans cette affaire.

Le Parisien vient d’ailleurs de remuer le couteau dans la plaie, en publiant des chiffres concernant justement le manque à gagner de chaque ville à cause de cette fameuse exonération.

Parmi les grandes villes qui perdront le plus, on cite en premier lieu Marseille qui devra faire face à 178 millions d’euros de perte « à cause », étant donné que 81% des foyers qui s’y trouvent sont éligibles au système d’exonération de taxe. Paris se retrouve juste derrière avec une perte estimée à 151 millions d’euros, avec 56% d’exonérés. Quant à Lyon (71%) et Nice (79%), elles devront malheureusement voir partir en fumée, respectivement, 78 millions et 60 millions d’euros.

Le journal explique également dans la foulée que 131 communes de France n’auront chacune qu’un seul foyer contribuable. Et pire encore, la taxe d’habitation disparaitra complètement dans 52 autres communes.

Qu’en est-il de la compensation ?

Emmanuel Macron souhaite toutefois mettre en place un dispositif de compensation, visant justement à aider les communes touchées. Et ce dispositif est d’ailleurs évoqué dans le projet de loi de finances 2018. Le problème, c’est que les élus locaux n’y croient pas trop à cette solution de compensation qui reste encore très floue pour eux.

Certains, comme Philippe Dallier, ne souhaitent d’ailleurs pas rester les bras croisés pour montrer leur protestation face à cette exonération de taxe. Le vice-président LR du Sénat a d’ailleurs expliqué dans les colonnes du Parisien qu’il allait saisir le Conseil constitutionnel, avec comme argument « une discrimination fiscale ». Affaire à suivre…

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