L’opposition sud-coréenne s’efforce d’accuser Park

L’offre de démission conditionnelle de Park Geun-hye peut avoir placé l’opposition dans un scandale de trafic d’influence

L’offre de démission conditionnelle du président sud-coréen Park Geun-hye semble avoir causé des fissures dans ce qui avait précédemment été une forte poussée pour sa destitution, avec les opposants qui luttent maintenant pour fixer une date pour un vote pour la destituer du pouvoir.

Park a offert mardi de quitter le bureau si le parlement a organisé un transfert sûr de pouvoir, déclenchant une réaction immédiate des partis d’opposition, qui a appelé là l’ouverture d’une tactique de décrochage pour aider le président à naviguer dans un scandale politique énorme impliquant une confidente sombre.

Les dirigeants des trois principaux partis d’opposition du pays se sont réunis mercredi et ont accepté de respecter leur plan pour essayer de voter une motion de mise en accusation dès vendredi.

Mais ils ont également dit qu’ils se retrouveraient si ce plan ne fonctionne pas, ce qui signifie qu’ils sont en attente pour la possibilité qu’un vote ne pourrait pas avoir lieu vendredi.

Les trois partis d’opposition et les législateurs indépendants de Park ont un total de 172 sièges sur 300 à l’Assemblée nationale. Un passage d’une motion de mise en accusation exige au moins 200 voix en faveur de cette motion. Environ 40 législateurs du parti au pouvoir ont exprimé leur volonté de voter pour expulser Park.

Mais après l’offre de démission de Park mardi, faite dans une allocution à la nation, les législateurs anti-Park se sont réunis et ont convenu qu’il serait préférable pour Park de démissionner en avril, après l’installation d’un Cabinet neutre qui pourra aider à assurer un transfert de puissance stable jusqu’à ce que le nouveau président soit élu, selon le bureau de Hwang Young-cheul, l’un des législateurs qui a assisté à la réunion.

Les partis d’opposition ont déjà déclaré qu’un vote sur la mise en accusation de Park aurait lieu le vendredi ou le 9 décembre, parce que les séances plénières parlementaires sont déjà programmées ces jours-là.

Le fonctionnaire, qui a demandé l’anonymat parce qu’il n’a pas été autorisé à parler aux médias, a déclaré que les partis d’opposition utilisent des canaux non officiels pour voir s’ils peuvent encore sécuriser suffisamment les législateurs Saenuri qui aligneraient leur poursuite de destitution.

Si elle était mise en accusation, les pouvoirs présidentiels de Park seraient suspendus jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle statue sur son sort. Le tribunal aurait 180 jours pour délibérer.

Park, dans son discours de mardi, a continué à nier les accusations des procureurs disant qu’elle aurait pris part aux activités criminelles de son ami de longue date Choi Soon-sil, qui, en dépit de n’avoir aucun rôle officiel au gouvernement, aurait eu un mot à dire dans les décisions politiques et exploité sa présidentielle pour intimider les entreprises à donner d’importantes sommes d’argent aux entreprises et aux fondations contrôlées par Choi.

Mercredi, elle a choisi un procureur spécial parmi les deux candidats recommandés par les partis d’opposition. Le procureur spécial a 120 jours pour mener une enquête indépendante concernant le scandale.

Source: Al Jazeera News and Agencies

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