Les banques profitent des personnes déstabilisées

Des abus financiers

Alors que les banques font des publicités d’amélioration de service, le site 60 MC et l’Unaf révèlent des informations à l’inverse de ce que les banques affirment. Le magazine INC et l’Unaf ont récolté des informations sur les relevés de compte de clients lambda et de clients déstabilisés financièrement. Des rapprochements sont faits entre ces documentations et les frais comptés par les banques en cas d’incident d’acquittement.

Les banques abusent de ces taxes et parfois de nouvelles règles se créent comme les lettres d’avertissement pour compte débiteur, qui leur rapportent de 12 à 20 € généralement. Même si des limitations sont imposées depuis 2014, les services bancaires trouvent encore des moyens pour taxer le maximum possible chaque opération, sauf pour la Banque Postale. Approximativement, ces taxes valent 34 euros par an pour plusieurs millions de clients concernés. Les salariés privés, les fonctionnaires ou les retraités sont particulièrement victimes. Généralement, sur cinq foyers déstabilisés, un se fait taxer jusqu’à 500 € par an.

Et selon une enquête de l’Unaf, un client de la BNP s’est fait taxer de plus de 3000 € après un divorce, en 2016. Ce fait prouve les abus des institutions bancaires envers les personnes en difficulté.

Un profit facile pour les banques

Selon les analyses de 60 MC et l’Unaf, ces frais aggravent les situations des clients concernés, car le principal but de ces taxations est de payer les petites mains qui gèrent l’affaire, affirme la FBF (Fédération bancaire française). En réalité, ces travaux sont faits par des machines de façon automatique sans avoir eu recours à une action humaine. Grâce à cette méthode, les banques ramènent 6,5 milliards d’euros de revenus et 4,9 milliards d’euros de profits pour l’année 2016 selon les estimations de l’Unaf.

D’après la FBF, les banques proposent aux clients financièrement instables, qu’ils ont pu détecter par des mécanismes mis en place, des offres particulières. Trois millions de lettres ont été envoyées en 2016 et 10% de ces clients ont accepté. Par contre, les banques ne suivent pas toutes ce mécanisme. François Villeroy, le gouverneur de la Banque de France a affirmé jeudi 20 octobre que face à ce faible pourcentage, les banques doivent trouver une solution. D’ailleurs, ces frais peuvent être invalidés an cas d’incident ponctuel.

Pour un client financièrement instable, c’est presque impossible car il n’a aucun choix.

Limiter la surtaxassion

Le développement de nouvelles banques est expliqué par la surtaxation, par exemple, sur un avis à tiers détenteur. Le coût atteint les 130€ à la BNP alors que pour Compte-Nickel, 20€ suffit largement, selon leur affirmation. Maintenant, grâce aux alertes par mobile, les clients peuvent être alertés en temps réel sur les risquent de découvert. Envoyer un SMS ou email aux clients ne prend aux institutions bancaires que 15 à 65 centimes.

Pour l’intérêt des clients en difficultés, l’Unaf fait appel au gouvernement pour redéfinir les règles afin de limiter ces surtaxassions.

Vous aimerez aussi...