Finlande : une allocation universelle pour les chômeurs

Afin de venir en aide aux chômeurs et relancer l’économie du pays, une allocation universelle sera octroyée en Fnlande. Néanmoins, même si cette nouvelle représente un nouveau départ pour beaucoup, elle fait également l’objet d’un large consensus au niveau de la classe politique finlandaise.

 

Un revenu de base pour relancer l’économie

En Finlande, afin de faire face à un taux de chômage élevé, une procédure longue et compliquée attendait les chômeurs s’il leur arrive de trouver ne serait-ce qu’une heure de travail. De plus, il y avait toujours un souci avec l’indemnité de chômage. En effet, elle pouvait être grevée. Aussi, l’arrivée de cette allocation universelle prévue pour 2 ans, depuis le 1er janvier, représente un véritable levier pour stimuler et remettre les chômeurs sur le marché du travail. En effet, en Finlande, un chômeur sur trois n’a pas eu d’activité depuis un an.

A savoir que ce pays, membre de la zone euro a été le sujet de trois années de récession de 2012 à 2014. Aussi, la Finlande cherche à relancer son économie en mettant en place cet essai de revenu de base. Cela, en misant sur l’envie des chômeurs de reprendre des activités. En effet, ce revenu de base universel sera touché sans condition en plus des diverses allocations et des salaires. Cette expérience, si elle marche, pourrait bien être généralisée. Cependant, dans ce cas, le montant et les conditions d’octroi restent à définir.

 

Une expérience qui ne convainc pas tout le monde

Selon la sécurité sociale, au niveau financier, aucun des participants à cette expérience n’y perd. Fixé à 560 euros mensuels, cette allocation universelle peut changer la donne pour la Finlande. Cependant, ce concept séculaire visant à offrir à chacun un revenu, sur une base permanente, sans condition de patrimoine ni de travail, cumulable avec un emploi, ne semble pas faire l’unanimité.

En effet, selon la Confédération syndicale des salariés SAK, le danger avec cette expérience serait de « subventionner » l’emploi sous-payé, en permettant aux entreprises la possibilité de ne plus être obligé d’offrir des plein-temps correctement rémunérés. Et cela, puisque l’État pourvoit la majeure partie des besoins des citoyens. De plus, on note que les électeurs de gauche trouvent que la somme testée est insuffisante. Tandis que ceux de droite craignent que les bénéficiaires de ce revenu de base universel ne s’enfoncent davantage dans l’inactivité.

 

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