Boris Johnson soutient D. Trump pour les dépenses de l’OTAN

Boris Johnson a annoncé que la Grande-Bretagne allait soutenir la campagne du président élu Donald Trump pour que les pays de l’OTAN augmentent leurs dépenses de défense.

Dans son discours, il a aussi déclaré que le fait de voir les États-Unis représenter près de 70 % des dépenses de défense ne saurait se « justifier ».

Il a aussi affirmé que le Royaume-Uni ne chercherait pas à empêcher l’Union Européenne de constituer une politique de défense commune plus étroite.

Lors de sa campagne électorale, M. Trump a fortement critiqué l’obsolescence de l’alliance militaire occidentale.

Il a suggéré que les États-Unis y réfléchissent à deux fois avant de venir en aide à tout allié de l’OTAN se faisant attaquer si celui-ci n’a pas « versé son écot ».

« Un système plus brutal »

Le Royaume-Uni, qui honore l’engagement à consacrer 2 % de son PIB à la défense, a également incité d’autres pays à accroître leurs contributions.

Johnson, dans un discours adressé au Royal Institute of International Affairs (Chatham House), a dit que le Royaume-Uni devait « se déterminer davantage à défendre et préserver le meilleur de l’ordre international établi », pour éviter de revenir à « un système plus ancien et plus brutal où les forts sont libres de dévorer les faibles ».

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 Donald Trump et Theresa May ont parlé de l’OTAN au téléphone plus tôt dans la semaine

« Nous devons reconnaître que, de bien des façons, le monde ne va pas bien. Nous entretenons le culte de l’homme fort, la démocratie recule et l’instabilité s’installe au Moyen-Orient, de l’Irak à la Syrie en passant par la Lybie. La réponse du Royaume-Uni sera-t-elle de faire l’autruche ? Certainement pas. »

Il a engagé la Grande-Bretagne sur la voie d’une défense collective de l’OTAN : « Au cœur de cette institution – l’OTAN, la plus durable et la plus réussie des alliances défensives de l’histoire – réside la garantie de sûreté contenue dans l’article 5 du traité de l’Atlantique nord, selon lequel toute attaque sur l’un de ses membres devrait être considérée comme une agression globale.

« En offrant cette garantie, le président élu Donald Trump fait mouche. On ne peut justifier qu’un des membres de l’OTAN, les États-Unis, représente près de 70 % des dépenses de défense de l’alliance, pendant que les 27 autres pays ne s’en partagent que 30. »

Il a déclaré que chaque membre de l’OTAN devrait honorer le montant convenu de 2 % du PIB pour la défense, et 20 % de son budget de défense pour de nouveaux matériels.

Johnson a annoncé que la Grande-Bretagne ne s’opposerait pas aux tentatives de l’Union Européenne de constituer une politique de défense commune. « Voyez-vous, s’ils veulent faire ça, pas de problème. De toute évidence, ils devraient également consacrer 2 % de leur PIB à la défense, cela pourrait être la première chose à régler, mais nous ne sommes pas là pour bloquer ou freiner un mouvement d’intégration de l’UE si c’est ce qu’ils souhaitent. »

Le ministre des Affaires Étrangères a en outre déclaré qu’une défense forte n’interdisait pas les négociations et qu’il estimait qu’il était possible d’exercer des pressions sur la Russie – sur fond de tensions avec l’OTAN au sujet de la Crimée et de la campagne de bombardements en Syrie.

« Nous ne pouvons, ni normaliser nos relations, ni renouer commercialement avec la Russie comme à l’accoutumée. Mais, comme je n’ai cessé de le dire, la Russie pourrait remporter l’adhésion de la communauté internationale en cessant de bombarder la Syrie, en contraignant Assad à participer à des pourparlers de paix – la lettre des accords de Minsk en Ukraine serait ainsi respectée. »

[BBC]

 

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